BFM

Violences dans les lycées de Saint-Denis: la Région va porter plainte

BFM Justine Chevalier
Valérie Pécresse s'est rendue au lycée Suger à Saint-Denis.

Valérie Pécresse s'est rendue au lycée Suger à Saint-Denis. - Capture BFMTV

Téléchargez la nouvelle application BFM
Trois lycées de saint-Denis ont été touché par des violences mardi. Les dégradations ont été estimées à 70.000 euros. Valérie Pécresse réclame une plus grande sécurisation autour des établissements.

Alors que 54 jeunes se trouvent toujours en garde à vue après les violences qui ont éclaté dans trois lycées à Saint-Denis mardi, Valérie Pécresse a annoncé que la région Ile-de-France allait porter plainte. La présidente de la région s'est rendue mercredi dans l'après-midi au lycée Suger où ont débuté les incidents de la veille. 

Valérie Pécresse a rencontré la proviseure de l'établissement et a constaté les dégâts chiffrés à 70.000 euros, 35.000 pour le lycée Suger et 35.000 pour le lycée Bartholdi. La présidente de la région Ile-de-France a réclamé une meilleure sécurisation des établissements. Elle a été prise à partie par une mère de famille dont la fille est en garde à vue.

28 caméras de vidéosurveillance

"Je suis extraordinairement fâchée et attristée qu’un certain nombre de voyous dont des élèves du lycée ont, pour la première fois je crois à Saint-Denis, fait partir des incendies volontaires, caillassés, abîmés, cassés au sein même du lycée", a régi sur BFMTV la présidente de la région Ile-de-France qui estime que "les lycées doivent être des sanctuaires". Valérie Pécresse a annoncé l'installation de 28 caméras de surveillance pour un coût de 55.000 euros. 

Mardi, en milieu de matinée, des jeunes ont pénétré au lycée tentant d'y mettre le feu. Des fumigènes ont été lancés, de l'essence a été déversée dans les couloirs et des tirs de mortier ont été entendus. L'évacuation de l'établissement a été décidée. Entre 80 et 100 jeunes prennent ensuite la direction du centre-ville, armés de pierres et de barres de fer selon les policiers. Certains ont été pris à partie et du mobilier urbain a été détruit.