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Violences à l’école : un député propose des sanctions financières

Les fédérations de parents d'élèves refusent les sanctions financières en cas de violences.

Les fédérations de parents d'élèves refusent les sanctions financières en cas de violences. - -

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L’actualité de ces derniers jours a été marquée par un grand nombre d’agressions envers des enseignants. Pour y remédier, un député apparenté UMP propose de suspendre ou de supprimer les allocations familiales des parents d'enfants auteurs d'agressions dans les établissements scolaires.

Pour faire baisser les violences scolaires coûte que coûte, le député du Loiret Claude Ganay a choisi sa méthode : la sanction financière. "Malheureusement, force est de constater que lorsqu’on touche au porte-monnaie des gens, il y a des effets, explique le député à BFMTV. Une telle mesure existe déjà pour l’absentéisme : je propose l’extension de cette mesure aux familles dont les parents ou les enfants agressent verbalement ou physiquement les enseignants."

"Plus de dialogue"

Du côté des fédérations de parents d’élèves, on regrette cette proposition, jugée inefficace et simpliste. "Il faut être beaucoup plus dans le dialogue avec les parents pour faire en sorte, dès qu’il y a un souci, qu’on puisse en parler sereinement, affirme Valérie Marty, de la fédération de parents d’élèves Peep. Ce n’est pas en supprimant les allocations familiales qu’on va enrayer les problèmes de violence : ils sont un peu plus compliqués que cela."

Si cette proposition de loi ne fait pas l’unanimité, elle intervient en pleine concertation du gouvernement sur l’avenir de l’école. Un projet de loi sera d’ailleurs examiné par le Parlement dans les semaines qui viennent.