"Agressions sexuelles sur mineures", "images pédopornographiques"... Un policier de Rouen mis en examen et écroué

Policier français. (Photo d'illustration) - FRED TANNEAU / AFP
Un policier, adjoint au chef de la brigade des atteintes aux personnes au commissariat de Rouen, a été mis en examen pour "agressions sexuelles sur mineures", "corruption de mineure de moins de 15 ans", "détention d'images de mineurs à caractère pédopornographique" et "détournement de la finalité d'un traitement de données à cractère personnel" et placé en détention provisoire, a annoncé ce lundi 15 décembre le parquet d'Evreux (Eure).
Suite aux témoignages de deux jeunes filles et à la découverte d'images pédopornographiques sur son téléphone, le mis en cause, âgé de 51 ans, a été interpellé par des enquêteurs de l'IGPN, l'inspection générale de la police nationale, puis placé en détention provisoire à Evreux, a annoncé dans un communiqué le procureur d'Evreux, Rémi Coutin.
De nombreux fichiers pédopornographiques découverts
L'enquête démarre en juin 2024, alors qu'une jeune fille âgée de 17 ans scolarisée dans un lycée du Havre dénonce à l'Éducation nationale des faits d'agressions sexuelles qu'elle aurait subis à l'âge de 12 ans. Elle raconte avoir été victime d'un ami de ses parents avec qui elle se trouvait en vacances à ce moment-là.
Son établissement fait un signalement la justice et le mis en cause est identifié comme un fonctionnaire de police gradé du commissariat de Rouen. D'abord ouverte par le paquet de Rouen, l'enquête est finalement dépaysée à Evreux et l'IGPN est saisie.
Près de six mois plus tard, en janvier dernier, une perquisition est organisée au domicile du suspect ainsi que sur son lieu de travail, relate le procureur d'Evreux dans un communiqué. Les autorités découvrent alors de nombreuses images à caractère pédopornographique ou érotique représentant des mineurs dans son téléphone portable.
Sur un disque dur, ils retrouvent également des fichiers similaires, provenant d'une procédure qu'il traitait dans le cadre de son travail.
Il ne reconnaît qu'une partie des faits
En novembre 2025, l'enquête s'accélère avec le témoignage d'une seconde jeune fille, âgée de 13 ans. Se présentant comme une amie de la fille du mis en cause, elle déclare également avoir été victime d'agression sexuelle et de corruption de mineure au cours des deux dernières années.
Le policier âgé de 51 ans a donc été placé en garde à vue le 8 décembre dernier par les enquêteurs de l'IGPN. Selon le parquet, il conteste les dires de la première plaignante et ne reconnaît qu'une partie des propos de la seconde. Il admet néanmoins détenir des images pédopornographiques et consulter des sites de cette nature, "mû par la curiosité", indique le procureur Rémi Coutin.
À l'issue de sa garde à vue, l'homme a donc été mis en examen et placé en détention provisoire au sein de la maison d'arrêt d'Evreux.












