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Trois femmes soupçonnées de préparer un attentat mises en examen et écrouées à Paris

BFM Alexandra Gonzalez, Jean-Baptiste Graziani avec Mélanie Hennebique
Le siège de la sous-direction de la lutte anti-terroriste, à Levallois.

Le siège de la sous-direction de la lutte anti-terroriste, à Levallois. - Lionel Bonaventure - AFP

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Le parquet national anti-terroriste a ouvert une information judiciaire le 10 octobre dernier.

Trois femmes ont été mises en examen pour association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes, a appris BFMTV auprès du parquet national anti-terroriste, confirmant des informations du Parisien et de RTL. Elles ont été placées en détention provisoire.

Le Pnat a précisé avoir ouvert le 10 octobre une information judiciaire pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d'atteinte aux personnes.

Un projet déjoué "à l'automne"

Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP qu'"un projet a été déjoué à l'automne", soit le "premier projet d'action violente avec une femme depuis plusieurs années". Ces femmes sont toutes âgées d'environ 20 ans, selon une source proche du dossier à BFMTV. 

Dans un entretien à l'AFP diffusé samedi, le procureur national antiterroriste Olivier Christen affirme que la menace jihadiste est "la plus importante à la fois dans son volume et dans le niveau de préparation des passages à l'acte" et "s'accroît" depuis trois ans.

Me Thibault Bailly, l'avocat de l'une des femmes mises en examen s'est exprimé auprès de BFMTV. "Je lis dans la presse que ma cliente aurait converti sa famille à l’Islam, ceci est totalement faux. Il faut systématiquement se méfier des informations non vérifiées. L’instruction permettra de démontrer que ma cliente n’a pas le profil que certains lui prêtent", a-t-il déclaré.

Une rencontre sur les réseaux sociaux

Les trois mises en cause se sont rencontrées sur les réseaux sociaux, affirme une source proche de l'enquête à BFMTV. Elles ne se sont vues à l'extérieur qu'une seule fois.

La plus jeune des trois suspectes était mineure au moment des faits et vient de fêter ses 18 ans. D'après une source proche de l'enquête à BFMTV, elle a expliqué durant sa garde à vue ne pas être informée de la nature du projet de celle décrite comme la meneuse du trio, qui évoquait la volonté de "se procurer du matériel".

Cette jeune femme, la plus jeune des trois, se voit notamment reprocher d'avoir tenu des propos relevant de l'islam radical. Elle était déscolarisée depuis deux ans.

"L’enquête en est à ses débuts. À ce stade, il n'y a pas de lien clairement établi entre ma cliente mineure et ce projet, il faudra voir dans les semaines à venir si les propos tenus étaient trahissaient une vraie radicalisation ou un moyen désastreux de se sortir de sa solitude", précise son avocat, Me Jean-Baptiste Riolacci à BFMTV.