Attentats: qui sont les assaillants qui ont attaqué Paris?

Qui sont les assaillants, leurs éventuels complices et commanditaires? L'enquête, qui s'annonce longue, devra déterminer comment des kamikazes ont pu se coordonner pour commettre un tel carnage en plein Paris au nom de Daesh.
Parmi les huit assaillants décédés se trouvait un Français connu des services de renseignement. Il a pu être identifié grâce à ses empreintes digitales. Son profil doit à présent être recoupé avec les témoignages des rescapés.
"Un mec blanc, de type européen"
Un témoin qui se trouvait dans la rue devant le Bataclan, lorsque la fusillade a éclaté à Paris, vendredi soir, a vu au moins un assaillant:
"J’ai vu un mec, plutôt pas petit, blanc, de type européen", raconte-t-il sous couvert d’anonymat à BFMTV. "Il ne portait pas vraiment de distinction, pas de cagoule, rien".
"C'était pas des novices"
La police tente désormais d’identifier les autres suspects. Un travail rendu difficile par le mode opératoire choisi par les terroristes présumés: sept assaillants sur huit se sont fait exploser. Là encore, les nombreux témoignages recueillis devraient fournir une aide précieuse aux enquêteurs:
"J’ai la sensation qu’ils s’étaient coordonnés de manière à ce que le tir soit continu, continu, continu", raconte Jérémy Maccaud, journaliste de BFMTV présent dans la salle du Bataclan.
"Ils abattaient méthodiquement les gens qui étaient à leurs pieds, et c’était pas des novices au tir, c’était pas des personnes qui ont découvert le maniement d’une arme de guerre la veille", poursuit Julien Pearce, journaliste Europe 1, lui aussi témoin de l’attaque.
La "piste syrienne"
Les assaillants étaient des hommes "aguerris à première vue et parfaitement entraînés", confirme une source policière à l’AFP. Et malgré son envergure, l'opération a pu être montée sans attirer l'attention des services et des policiers.
François Hollande a, lui, évoqué un acte préparé et planifié de l’extérieur. La "piste syrienne" est l'une des hypothèses de travail des enquêteurs. Des vérifications étaient effectuées en lien avec des services de renseignement étrangers, notamment européens.
Des professionnels, estime Trévidic
Près du Stade de France où au moins trois explosions ont retenti, deux passeports syriens et égyptiens ont été retrouvés sur les corps des kamikazes, ce qui pose clairement la question d'un éventuel séjour en zone de jihad d'autres membres du commando et leur entraînement.
"Je pense plutôt que ceux qui étaient là, mais qui ne sont pas Français, faisaient de l’encadrement", a estimé sur BFMTV le magistrat Marc Trévidic, ancien juge antiterroriste. Selon lui, l'attaque était préparée depuis 4 ou 5 mois. "Ce sont des gens qui encadraient parce que c’était organisé comme action terroriste. Et dans ce cas-là, on met des gens plus professionnels, qui encadrent. C’est une possibilité".
Un lien avec la Belgique?
Les restes des corps des kamikazes qui se sont fait exploser boulevard Voltaire, au Bataclan et au Stade de France, doivent être ramenés à l'Institut médico-légal (IML). Les enquêteurs espèrent que des traces ADN ou des empreintes exploitables coïncideront avec un fichier d'auteurs d'infractions. Des sources policières et des témoins évoquent des assaillants venus dans une voiture immatriculée en Belgique, ce qui laisse ouverte l'hypothèse d'une équipe venue de l'étranger, sans exclure la présence de Français dans ce commando.
Une piste hors des frontières renforcée par l'arrestation le 5 novembre en Bavière d'un homme en possession de mitraillettes et d'explosifs, qui pourrait être lié aux attentats, selon le ministre-président de cette région allemande. Les attaques ont été revendiquées samedi par Daesh, qui promet que ce n'est qu'un début. Cette opération marque une nouvelle étape dans la gravité des action terroristes anti-françaises.











