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Roms : une commune accueille des familles expulsées

BFM La Rédaction avec Lionel Dian
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Alors que les expulsions de Roms se multiplient ces dernières semaines, la commune de Gardanne (Bouches-du-Rhône) a préféré accueillir une dizaine de familles. Une pétition circule en ville pour demander l'expulsion de ces familles.

L'assistance plutôt que l’expulsion. A Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, la mairie communiste a décidé d’apporter son aide à 62 Roms récemment expulsés. La ville a choisi d’accueillir 11 familles sur une de ses friches industrielles, et de leur apporter un minimum d’aide matérielle.
Ces 11 familles viennent de Marseille, où elles ont été maintes fois expulsées, sans solution de relogement.

« Nous accueillerons les enfants dans les écoles de la ville »

« On a trouvé presque normal d'accueillir ces familles rejetées de Marseille, explique Maryse Blangero, l’adjointe communiste aux Affaires sociales de la ville. On a mis à leur disposition de l'eau potable, de l'eau pour se laver, un chauffage, des WC. Nous accueillerons les enfants dans les écoles de la ville, nous allons insister pour qu'ils y aillent. Si toutes les villes avaient fait le choix d'avoir une dizaine de familles à s'occuper, ça ferait avancer les choses. Ceci dit, on ne veut pas se substituer à l'Etat. Pas d'expulsions sans solutions de relogement, c'est François Hollande qui l'a dit. Et monsieur le maire enverra la facture au préfet ». Cette assistance a pour l’instant coûté 30 000 euros à la mairie.

« Pas plus de vols depuis leur arrivée »

Certains des 20 785 habitants de la commune ne voient pas d’un très bon œil l’arrivée des Roms, même si les premières habitations ne se situent qu’à plusieurs centaines de mètres du camp. Une pétition qui demande l'évacuation des familles a déjà recueilli environ 600 signatures. Patrice, qui tient un garage automobile à proximité des familles, a signé cette pétition, car l’accueil des Roms il « n'en pense pas du bien. Ils sont dans des conditions précaires et ça ne peut qu’apporter de la nuisance. Je n'ai pas été victime, mais ça ne fait pas une bonne image de marque pour notre environnement » juge-t-il.
Pour Maryse Blangero, « les personnes qui sont contres, qui ne veulent pas de ces Roms, elles nous disent "il y a des vols". On s'est renseigné, il n'y en a pas eu plus depuis qu’ils sont arrivés ».