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Rennes: procès de 4 jeunes pour tortures et barbarie

BFM la rédaction avec AFP
photo d'illusatration - police

photo d'illusatration - police - AFP

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Quatre jeunes gens, dont deux mineurs au moment des faits, comparaissent depuis mercredi devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine principalement pour viols accompagnés ou suivis de tortures et actes de barbarie sur la personne d'un membre de leur bande.

Des faits qui remontent à 2013

Les débats se déroulent en l'absence de la presse, le président ayant prononcé la "publicité partielle" des débats en raison de la présence des deux mineurs au moment des faits parmi les accusés, trois hommes et une femme, tous de la région. Les faits remontent à janvier 2013 et se sont déroulés à Bruz, à une quinzaine de kilomètres au sud de Rennes.

Parmi les principaux accusés, un homme, âgé de 27 ans à l'époque, déjà condamné à de nombreuses reprises pour vols et violences. Apparemment avec un autre membre de la bande, il aurait décidé de se venger de la victime, l'un des leurs, âgée de 21 ans, qu'ils accusent de les avoir mis en cause devant les gendarmes dans une affaire de vol aggravé à laquelle tous trois auraient participé. Après avoir acheté plusieurs litres de vodka avec l'idée de soûler le jeune homme pour le faire parler, ils le font venir, sous un prétexte fallacieux, à l'appartement du principal accusé où se trouvent plusieurs autres jeunes.

Le "B" de balance gravé dans le dos au couteau

Parmi ceux-ci, la jeune femme jugée, compagne de celui qui semble apparaître comme le chef de bande, âgée de 25 ans au moment des faits et alors enceinte, ainsi que son enfant de trois ans. L'horreur, que la bande filme, va se poursuivre toute la nuit. Parmi les multiples sévices subis, le "B" de "balance", gravé dans le dos de la victime avec un couteau. Le jeune homme sera retrouvé le lendemain matin, à demi-nu et inconscient, dans un chariot de supermarché dans une rue de Bruz, devant le domicile de l'ami qui l'hébergeait. Le procureur de la République avait alors précisé que l'acte médico-légal répertoriant ses blessures comportait quatre pages et que la victime avait dû être maintenue sous coma artificiel pendant plusieurs jours pour la soulager de ses douleurs.

Les accusés avaient rapidement reconnu les faits, difficiles à nier puisqu'ils les avaient filmés, mais les responsabilités précises de chacun restent à établir. Le procès est prévu jusqu'au 27 novembre. Les accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Au moins quatre autres personnes sont poursuivies dans ce dossier pour non empêchement de crime.