Radicalisation: une "vingtaine" de fonctionnaires suivis attentivement

Devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale ce mardi, Christophe Castaner a annoncé qu'une "vingtaine" de policiers étaient actuellement surveillés de près par les services de renseignement, sans pour autant être des personnes clairement identifiées comme radicalisées.
"Une vingtaine de policiers sont suivis par la cellule IGPN", a-t-il déclaré, avant de préciser: "Ce ne sont pas des individus radicalisés. Des individus qui ont présenté un signe qui n'est pas caractéristique d'une radicalisation mais sur lequel du coup il y a une pression particulière."
Signaux faibles
"L'entorse n'est pas acceptable", a tenu à ajouter le ministre de l'Intérieur. Un peu plus tôt, il avait déclaré que ses services avaient identifié depuis 2015 "une quarantaine d'agents radicalisés suivis par une cellule spécifique au sein de la DGPN":
"Pour tous les cas où le risque de radicalisation a été caractérisé de façon suffisante, ces agents ont été écartés. La moitié sont partis. Il reste 19 ou 20 cas qui sont suivis attentivement, sur lesquels les signaux sont des signaux faibles qui ne caractérisent aucune anomalie pénale mais font l'objet d'une attention particulière", a-t-il déclaré.
Le ministre était auditionné avec son secrétaire d'État Laurent Nuñez sur d'éventuels "dysfonctionnements" ayant permis l'attaque à la préfecture de police de Paris, qui a fait quatre morts jeudi dernier.












