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"On ne veut pas de silence dans ce procès": l'Affaire des viols de Mazan sera jugée en public

BFM Mélanie Bertrand
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La principale victime, Gisèle, une septuagénaire, et l'ensemble des parties civiles ont renoncé au huis clos au premier jour du procès ce lundi 2 septembre devant la cour criminelle départementale du Vaucluse.

Le procès des viols de Mazan sera public. La principale victime, Gisèle, une septuagénaire, et l'ensemble des parties civiles ont renoncé au huis clos au premier jour du procès ce lundi 2 septembre devant la cour criminelle départementale du Vaucluse.

"Les violences sexuelles, c'est le silence, nous, on ne veut pas de silence dans ce procès", a expliqué l'un des avocats des parties civiles.
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Le calvaire de Gisèle, droguée par son mari et violée par des dizaines d'hommes
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Le parquet avait, lui, demandé un huis clos total, ainsi que la défense dans sa grande globalité. La cour s'est retirée pour délibérer et a donc décidé que le procès sera public.

Cette volonté de renoncer au huis clos est très rare dans ce type procès. Il aurait été accordé, de droit, à Gisèle au regard des faits qui sont jugés. C'est le cas dans de nombreux procès de viol.

Dans ce procès-là, les accusations sont particulièrement crues: des viols perpétrés pendant une dizaine d'années par des dizaines d'hommes -50 seront jugés- le tout orchestré par son mari qui la droguait avant de la livrer à ces inconnus au domicile du couple. Totalement assommée par les médicaments ingurgités, Gisèle n'avait aucun souvenir.