Procès Joël Guerriau: l'ex-sénateur condamné à 4 ans de prison dont 30 mois avec sursis
L'ancien sénateur Joël Guerriau, soupçonné d'avoir drogué la députée Sandrine Josso afin de la violer en novembre 2023, à son procès le 26 janvier 2026 au tribunal correctionnel de Paris.. - Photo par STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L'ESSENTIEL
- L'ex-sénateur de Loire-Atlantique Joël Guerriau est jugé depuis ce lundi 26 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est soupçonné d'avoir drogué la députée Sandrine Josso afin de la violer un soir de novembre 2023 à Paris. Lire l'article
- Interrogé pendant plusieurs heures à la barre, le prévenu a continué de nier les faits qui lui sont reprochés tout en se disant "vraiment désolé pour Sandrine (Josso)", à qui il assure n'avoir "jamais voulu lui faire de mal". Au premier jour du procès, il a demandé "pardon" à la députée.
- Pendant plus de cinq heures, l'ex-sénateur a tenté de se justifier face à la cour, expliquant n'avoir jamais souhaité droguer volontairement Sandrine Josso. Des justifications qui ont peiné à convaincre. Lire l'article
- La députée, également entendue lundi, a livré un témoignage poignant sur le soir des faits. Elle a notamment raconté s'être "sentie partir" après avoir bu quelques gorgées du champagne que lui avait servi son ami Joël Guerriau, dont elle fêtait la réelection ce soir-là. Lire l'article
Joël Guerriau condamné à de la prison pour avoir drogué Sandrine Josso à son insu
L’ancien sénateur Joël Guerriau a été condamné ce mardi 27 janvier à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué à son insu la députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso en novembre 2023.
La victime, Sandrine Josso, s’est dite "soulagée" après la décision du tribunal. Joël Guerriau est désormais interdit d’entrer en contact avec elle.
L’avocat de l'ex-sénateur a annoncé que son client allait faire appel prochainement, ce qui rend la décision suspensive.
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Joël Guerriau condamné à 4 ans de prison, dont 30 mois avec sursis
Joël Guerriau est condamné à 4 ans de prison, dont 30 mois assortis d'un sursis probatoire, soit 18 mois de prison ferme.
Le tribunal décerne également un mandat de dépôt à effet différé à l'encontre de Joël Guerriau. Le tribunal ne prononce pas l'exécution provisoire.
L'audience va reprendre
L'audience devrait bientôt reprendre. Sandrine Josso est installée auprès de son avocat. Joël Guerriau est également dans la salle d'audience. Son avocate se tient à ses côtés.
Audience suspendue
Joël Guerriau adresse ses remerciements au président pour la tenue des débats. L'audience est suspendue. La décision sera rendue aujourd'hui.
Joël Guerriau se dit "abattu"
Le mot de la fin revient à Joël Guerriau. "Je suis totalement écrasé par ce que le procureur a pu dire et ses conclusions. Je n'ai jamais eu l'intention de commettre ni l'impression de faire du mal à Madame Josso."
Il ajoute: "je suis abattu, je ne sais pas ce que je peux dire de plus". L'ancien sénateur parle très bas.
"Pas assez d'éléments de preuve pour caractériser"
"Il n'y a pas assez d'éléments de preuve pour caractériser" l'une ou l'autre infraction, affirme Me Marine Roumiantseva. "J'en suis infiniement désolée pour elle, mais ça ne veut pas dire que nous sommes en présence d'un délit. Pour l'ensemble de ces raisons, je demande la relaxe."
La plaidoirie s'achève. La parole revient à Joël Guerriau
"Absence d'une tentative de séduction"
Me Marie Roumiantseva fait un rappel des faits. Elle liste ses certitudes dont "l'absence d'une tentative de séduction entre le prévenu et la partie civile". "Et c'est attesté par l'expertise du téléphone portable et de l'ordinateur de Joël Guerriau."
En 18 mois, "plus de 6.000 interactions" ont eu lieu entre les téléphones de Sandrine Josso et Joël Guerriau, rapporte l'avocate.
La défense plaide la relaxe
Me Marie Roumiantseva plaide la relaxe de Joël Guerriau pour les deux infractions qui lui sont reprochés.
Ne pas faire de Joël Guerriau "le symbole de la soumission chimique"
"Ce qu'on demande à l'institution judiciaire, c'est pas de faire de Joël Guerriau le symbole de la soumission chimique", dit Me Henri Carpentier. Sa plaidoirie s'achève. C'est au tour de Me Marie Roumiantseva, qui représente également Joël Guerriau.
"Il sait qu'elle vient pour un temps excessivement court"
Il revient sur l'invitation. "Il sait qu'elle vient pour un temps excessivement court", dit son avocat. "Il sait qu'elle est attendue par son groupe (...) il prendrait le risque de lui administrer cette substance pour la violer?", poursuit-il.
"Ce n'est pas sérieux"
Il s'attaque à présent à la tenue vestimentaire que son client portait le 14 novembre 2023. Hier, Sandrine Josso a dit au tribunal que l'ex-sénateur portait un "jogging", une tenue inhabituelle.
"L'intention sexuelle de Monsieur Guerriau qui consisterait à violer une femme, serait révélée par la tenue vestimentaire?", dit l'avocat de Joël Guerriau. "Ce n'est pas sérieux."
Les messages envoyés
L'avocat parle aussi des messages envoyés entre la victime et le prévenu. Selon lui, ceux de Sandrine Josso peuvent être ambigus en raison de "smileys coeur" dans les messages.
L'avocat évoque les recherches internet de son client
L'avocat reprend chronologiquement les faits. Il dit que les recherches internet effectuées par son client ont été réalisées "alors que l'invitation n'était pas encore lancée".
"Pourquoi ne le fait-il pas" la veille de la soirée, s'interroge l'avocat. "Pourquoi ne recommence-t-il pas ces recherches?".
Il s'attaque aux recherches supprimées. "Oui elles ont été supprimées, comme d'autres. Le rapport d'expertise ne nous dit pas comment elles ont été supprimées."
Pour l'avocat, ces recherches ne permettent pas de retenir "l'intention sexuelle de Joël Guerriau".
Cette "histoire de sachet ne prouve rien"
"Cette histoire de sachet ne dispose pas de la puissance probatoire nécessaire à une démonstration pénale". Autrement dit, cette "histoire de sachet ne prouve rien", dit l'avocat.
"Madame Josso aurait vu un sachet en plastique, c'est tout ce que l'on a. L'histoire du sachet blanc, ça ne tient pas", poursuit l'avocat de l'ex-sénateur. Il s'appuie sur les différentes déclarations de la députée - au cours de l'instruction judiciaire ou au procès - qui parlait d'un sachet plastique ou de deux sachets plastiques.
Début de la plaidoirie de l'avocat de Joël Guerriau
L'audience reprend après une suspension. La plaidoirie de Me Henri Carpentier, avocat de Joël Guerriau, commence.
Trois ans de prison ferme requis contre Joël Guerriau
Le procureur de la République requiert trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt à effet différé et 1 an avec sursis probatoire durant 2 ans assorti d'une obligation de soins, d'une interdiction de contact avec Sandrine Josso et d'une obligation d’indemniser sa victime.
Ainsi qu’une inéligibilité de 5 ans et une inscription au fichier des délinquants sexuels (FIJAIS).
Le procureur demande un mandat de dépôt à effet différé, avec une exécution provisoire sur les trois mesures assorties au sursis probatoire et sur l’inéligibilité.
Plus d'informations ici.
"L'intention sexuelle me semble absolument évidente"
Le procureur de la République le redit: dans ce dossier, "l'intention sexuelle me semble absolument évidente". Il égrène à nouveau les recherches internet effectuées par l'ex-sénateur la veille des faits.
"Il a administré de la drogue à Madame Josso dans le but d'abuser de sa personne", martèle Benjamin Coulon.
Le réquisitoire se poursuit
Le procureur de la République en vient à la seconde infraction. Pour lui, "Joël Guerriau est coupable 'd'administration à une personne, à son insu, d'une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes pour commettre un viol ou une agression sexuelle'".
Et d'ajouter: "L'absence de gestes ou de propos à connotation sexuelle ne veut pas dire que cette infraction n'est pas constituée."
"Le discrédit est déjà jeté"
Le procureur de la République en arrive au refus de Joël Guerriau de communiquer le nom de la personne qui lui a donné la MDMA. "Si je donnais le nom, elle démentirait. Et ça relancerait le débat sur une institution à laquelle je suis très attachée", a dit hier Joël Guerriau.
"Le discrédit est déjà jeté. Pourquoi ne pas dire d'où vient ce produit? Pourquoi? Pour empêcher les investigations, quoi d'autre? Pour empêcher que l'on puisse confirmer ou infirmer les déclarations de Joël Guerriau", pense le procureur de la République.
"Ce ne peut être que des faits de détention"
Le procureur de la République a toujours la parole. Hier, en fin d'audience, le président a indiqué à la surprise générale qu'il mettrait aujourd'hui au débat une possible requalification des faits.
"À mon sens, ces faits, si vous les considérez comme établis, si vous considérez qu'il connaissait la nature du produit, ça ne peut être que des faits de détention", expose Benjamin Coulon. "Car, il est évident que Monsieur Guerriau n'a pas consommé de MDMA."
Et d'ajouter: "Il est absolument inconcevable qu'il n'ait pas connu la nature du produit qui a été retrouvé à son domicile".
Pour le procureur de la République, le prévenu a "intentionnellement intoxiqué" la députée "dans un but de nature sexuelle"
"Quand on juxtapose l'ensemble des éléments, la réalité, c'est que Monsieur Guerriau savait pour la MDMA, la vérité, c'est qu'il a intentionnellement intoxiqué Madame Josso dans un but de nature sexuelle", dit le procureur de la République.
"Le prototype du mis en cause qui ajuste ses propos"
La première audition de Joël Guerriau est "capitale", selon Benjamin Coulon.
"Sur la même page d'audition, il va dire qu'il a mis le produit dans la coupe une semaine auparavant, puis ensuite la veille, puis ensuite qu'il ne sait plus", dit-il.
"En réalité, cette première audition, c'est le prototype d'un mis en cause qui est en train d'ajuster ses propos", enfonce Benjamin Coulon.
Pour le procureur, Joël Guerriau "brode" ses explications lors de cette première audition.
Le procureur revient point par point sur l'enquête
Sandrine Josso ne quitte pas du regard Benjamin Coulon, le procureur de la République. Il arrive à l'interpellation de Joël Guerriau "dans un bar" faute de s'être présenté au commissariat.
Il passe aux analyses sanguines de Sandrine Josso, à la dose importante de MDMA identifiée.
"Des éléments accablants" qui se sont accumulés "en quelques heures tout au plus" contre Joël Guerriau.
Aujourd'hui, "on se retrouve à débattre de la parole de Joël Guerriau qui n'a cessé de varier", appuie-t-il.
Le procureur pointe "le comportement particulier" du prévenu le soir des faits
Le procureur de la République pointe "le comportement particulier" de Joël Guerriau le soir des faits. Il parle de ses tours de magie. "Il joue avec la lumière (...) un comportement qui interpelle". Il qualifie "d'étonnants" les sujets de conversation de Joël Guerriau.
Dès son dépôt de plainte, Sandrine Josso avait évoqué un sujet de conversation qui l'avait interpellée. Joël Guerriau lui avait demandé s'il lui arrivait de faire des choses "par conscience ou par plaisir".
Il évoque les premiers symptômes de Sandrine Josso, le sachet en plastique qui renferme de la poudre.
"Elle va faire preuve d'une remarquable force de caractère", dit le procureur de la République. Il rappelle le taxi, son retour précipité à l'Assemblée nationale et surtout son départ de l'appartement de Joël Guerriau sans rien laisser paraître de ses symptômes.
"Le coeur du dossier mis en évidence" dans les premières heures
En quelques heures, "le coeur du dossier a été mis en évidence" par les investigations. Le réquisitoire du procureur se poursuit.
Il évoque la plainte déposée par Sandrine Josso. Mais aussi le SMS qu'elle avait envoyé au sénateur, le 10 novembre 2023. Soit quelques jours avant la soirée.
Dans ce message, elle lui avait demandé le programme de la soirée. Joël Guerriau ne lui avait alors pas répondu. Il l'avait recontacté le jour de la soirée, le 14 novembre 2023.
Un positionnement "extrêmement paradoxal"
Le procureur dit avoir été "frappé" par une autre déclaration de Joël Guerriau, entendu hier à la barre.
"Il a expliqué que s'il avait été mieux informé de la dangerosité du produit les choses se seraient passées, je cite 'différemment'."
Le magistrat rappelle toutefois que Joël Guerriau maintient depuis deux ans que tout ce qui s'est passé est "involontaire".
"Il a profité de cette audience correctionnelle pour indiquer que la population soit mieux informée sur les dangers de la soumission chimique. C'est un positionnement extrêmement paradoxal."
Début du réquisitoire
Le procureur de la République revient sur la prise de parole de Joël Guerriau, hier.
"Il a indiqué qu'il soutenait Madame Josso dans sa lutte contre la Soumission chimique", rappelle le procureur. "Moi ce que je crois, c'est que c'est la condamnation de Joël Guerriau à l'issue de l'audience qui servira le mieux la cause contre la soumission chimique."
"Elle a toujours été cohérente"
Me Arnaud Godefroy rappelle la cohérence des propos tenus par Sandrine Josso depuis le soir du 14 novembre 2023.
"Elle a toujours été cohérente autant qu'on puisse le faire après un événement aussi traumatisant. Elle a toujours dit où se trouvait le produit - dans la cuisine", dit-il. "Elle a toujours dit que ça devait être au restaurant et pas chez lui (au domicile de Joël Guerriau; NDLR)." Il évoque les échanges entre la députée et le sénateur.
La plaidoirie est terminée. La parole est au procureur.
"Il a fait comme toute personne qui drogue une fille"
Me Arnaud Godefroy enfonce un peu plus le clou:
"Le contexte, c'est le suivant: Monsieur Guerriau, qui n'a jamais été agressif, personne ne l'a dit, a fait comme toute personne qui drogue une fille. Il a mis de la poudre dans le verre en attendant que le produit fasse effet."
Raison pour laquelle, selon l'avocat, Joël Guerriau a regardé lourdement Sandrine Josso, mais aussi joué avec la variation des lumières.
L'intention, "sujet central" de cette affaire
"Il nous ment sur l'intention qui est la sienne." L'avocat de Sandrine Josso passe au "sujet central" de ce dossier.
"A la maison ou au restaurant? À la maison. Alcool ou soft? Alcool. Champagne ou champagne? Champagne. On ne lui a pas laissé le choix, c'était du champagne. Pourquoi? Car il avait préparé sa coupe. Tout était orchestré."
"Tour de magie acheté le jour même, pourquoi? Pour faire patienter Sandrine Josso." Il poursuit en évoquant la variation des lumières qui a un impact sur les personnes qui ont consommé de la MDMA.
"Vous connaissez de nombreuses personnes qui vous raccompagnent à votre taxi quand vous vous sentez bien?"
"Il vous ment sur un tas de chose"
"Il nous ment sur son état émotionnel (...) il nous ment aussi sur la connaissance du produit." Me Arnaud Godefroy égrène la liste des mensonges de l'ancien sénateur.
"Il vous ment sur un tas de choses, car il est mal à l'aise. Il est mal à l'aise, car la MDMA, ça représente 22% des drogues utilisées dans la soumission chimique", rappelle l'avocat.
"La drogue utilisée au quotidien pour la soumission chimique est la MDMA", poursuit Me Arnaud Godefroy qui rappelle les différentes recherches internet de Joël Guerriau, un mois avant la soirée du 14 novembre 2023.
La plaidoirie de l'avocat de Sandrine Josso commence
Début des plaidoiries. Me Arnaud Godefroy prend la parole. Il est l'avocat de Sandrine Josso.
"Ce n'est pas un acte de séduction la soumission chimique", rappelle Me Arnaud Godefroy.
"L'essentiel dans ce dossier, c'est que Joël Guerriau ne fait que mentir. Il a menti hier (...) il a menti à sa famille", poursuit l'avocat. "Il nous a également menti sur le sentiment, son état dépressif au moment des faits."
L'audience reprend
L'audience reprend. Le président annonce la poursuite des débats. Hier, la journée s'est achevée sur la personnalité de Joël Guerriau.
Sandrine Josso arrive à son tour dans la salle d'audience
Sandrine Josso entre à son tour dans la salle d'audience. Elle porte une veste de couleur prune.
Joël Guerriau entre dans la salle d'audience
Joël Guerriau vient d'arriver dans la salle d'audience. Il est entouré de ses deux avocats qui plaideront à l'issue du réquisitoire du procureur.
L'audience doit reprendre à 13h30
L'audience doit reprendre à 13h30. Sandrine Josso et Joël Guerriau ne sont pas encore arrivés dans la salle d'audience.
Aujourd'hui marque la fin de ce procès qui s'est ouvert la veille. L'avocat de la partie civile devrait prendre la parole en premier pour sa plaidoirie, suivront les réquisitions et les plaidoiries de la défense.
Cette dernière journée d'audience se tient dans une autre salle du tribunal judiciaire de Paris.
La cour envisage une éventuelle requalification des faits
Alors que l'ancien sénateur est renvoyé devant la justice pour "administration d'une substance de nature à troubler le discernement en vue de commettre une agression sexuelle ou un viol", le président a annoncé lundi soir que la cour réfléchissait désormais à requalifier les faits en "administration d’une substance illicite suivi d’une incapacité de plus de huit jours".
Si ce choix se confirme, cela voudrait dire que la cour écarte finalement toute intention de commettre une infraction sexuelle chez le prévenu, à l'encontre de Sandrine Josso, le soir des faits.
À la barre, Sandrine Josso dit s'être "sentie vraiment partir"
Entendue en début de soirée, la députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso est à son tour revenue sur le soir des faits, déclinant à la barre ses symptômes et décrivant s'être "sentie vraiment partir" après avoir bu quelques gorgées du champagne servi par Joël Guerriau.
"Je pense à mes enfants, j'appelle mon collègue, je lui dis que je vais mourir, que Joël a mis quelque chose dans mon verre", a-t-elle décrit lundi.
Elle affirme également s'être sentie "trahie" par Joël Guerriau, en qui elle avait confiance. "Je souhaite la manifestation de la vérité, c'est important pour moi et dire aussi ce que j'ai vécu."
Joël Guerriau nie avoir voulu droguer la députée mais reconnaît une "faute"
L'ancien sénateur a longuement été interrogé sur les faits à l'ouverture de son procès, hier après-midi.
Pendant près de cinq heures, il s'est défendu d'avoir souhaité droguer Sandrine Josso, malgré des recherches internet associant quelques jours avant les mots "drogue" et "viol".
Pour expliquer le fort taux de MDMA retrouvé dans l'organisme de la députée de Loire-Atlantique, il évoque une erreur, déclarant que la poudre s'est retrouvée dans la coupe parce qu'il souhaitait la consommer la veille, avant de se raviser. Il explique avoir été en dépression à l'époque des faits.
Le procès du sénateur reprend cet après-midi
Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce direct consacré au second et dernier jour du procès de Joël Guerriau à Paris.
L'ancien sénateur est soupçonné d'avoir drogué à son insu la députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso, un soir de novembre 2023, ce qu'il nie depuis le début de la procédure.
L'audience reprendra à 13h30.











