Procès de la collision d'Allinges: les parents veulent comprendre

Les petites victimes de la collision d'Allinges, tuées en 2008. - -
Le procès de la collision d'Allinges, en Haute-Savoie, dans laquelle avaient péri sept collégiens en 2008, s'est ouvert mercredi au tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains avec le chauffeur de car, la SNCF et Réseau ferré de France sur le banc des prévenus.
Le 2 juin 2008, un TER assurant la liaison entre Evian-les-Bains et Genève avait percuté un car scolaire en Haute-Savoie, tuant sept collégiens âgés de 11 à 13 ans et faisant 25 blessés. Un des accompagnateurs, profondément choqué par l'accident, se suicidera quelques temps plus tard. Les trois prévenus sont poursuivis pour homicides involontaires et blessures involontaires.
Il est reproché au chauffeur du car, Jean-Jacques Prost, d'avoir effectué des manoeuvres maladroites et des erreurs d'appréciation, notamment d'avoir arrêté son véhicule en pleine traversée du passage à niveau. Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF sont eux poursuivis pour n'avoir pas suffisamment tenu compte de la dangerosité du passage à niveau d'Allinges pour les autocars et les poids lourds, qui mettaient un temps trop long à le traverser au regard du délai de fermeture des barrières.
Le président de la SNCF ne viendra pas à la barre
Cité par une association de victimes, le président de la SNCF Guillaume Pepy ne viendra pas témoigner, la SNCF étant représentée par sa directrice régionale Rhône-Alpes Josiane Beaud, a déclaré l'avocat de la société ferroviaire Me Michel Bertin à l'ouverture de l'audience. Les avocats des parties civiles ont regretté cette décision.
Les parents des victimes "attendent la vérité, que les responsabilités soient établies et fixées", a affirmé pour sa Me Frédéric Noetinger, avocat de sept familles. "Le problème de ce dossier, c'est qu'il n'y a pas qu'une cause qui explique cet accident. Il y a la faute du chauffeur mais dans une infrastructure qui est dangereuse", a-t-il ajouté.
Quant à Me Adrien-Charles Dana, avocat du chauffeur, il a assuré en arrivant au tribunal que son client attendait "la vérité pour les familles". Le procès doit se terminer le 12 avril. 225 parties civiles sont représentées.












