Policiers tués sur le périph' : la police «sous le choc»

« Ce qui domine, c'est une grande tristesse pour ces collègues décédés avec, évidemment, une pensée pour leurs proches », a déclaré vendredi 22 février le porte-parole d'Unité-SGP, après la mort de 2 policiers percutés par un chauffard, à Paris. - -
Les policiers étaient « sous le choc » jeudi après la mort de deux de leurs collègues percutés par un chauffard sur le périphérique parisien, un drame suscitant à la fois la « tristesse » et la « colère » selon des responsables syndicaux. « Évidemment, c'est un sentiment de colère et de souffrance pour l'ensemble des policiers qui se sentent atteints par ces décès », a réagi le secrétaire général d'Alliance (2e syndicat des gardiens de la paix), Jean-Claude Delage. « On attend évidemment que l'enquête livre les circonstances exactes de ce drame. Mais on attend aussi que la justice soit intraitable avec ces délinquants meurtriers », a-t-il ajouté. « Aujourd'hui, nous sommes en état de choc, plus particulièrement les collègues de la BAC (brigade anti-criminalité) de Paris. On voit bien le rôle des BAC, toujours les premiers à intervenir, 24 heures sur 24. Un contrôle quel qu'il soit n'est jamais anodin », a ajouté le syndicaliste. Les policiers ne digèrent pas le fait que le chauffard avait déjà été condamné 6 fois pour des délits routiers.
« Un contexte de violence exacerbée au quotidien »
« C'est à la fois un sentiment de tristesse et de révolte devant le comportement du chauffeur de ce véhicule », a déclaré le porte-parole d'Unité-SGP (1er syndicat des gardiens de la paix), Nicolas Comte. « Mais ce qui domine, c'est une grande tristesse pour ces collègues décédés avec, évidemment, une pensée pour leurs proches », a déclaré le porte-parole d'Unité-SGP (1er syndicat des gardiens de la paix), Nicolas Comte.
Pour Patrice Ribeiro, le secrétaire général de Synergie-Officiers (2e syndicat d'officiers), « ce genre de drame rappelle la dangerosité chaque jour du métier de policier ». « C'est une journée de deuil pour la police nationale », a-t-il ajouté.
L'Unsa-Police (3e syndicat de gardiens de la paix) relève que « les policiers sont les victimes d'un métier de plus en plus soumis à la violence (...) de délinquants n'ayant plus aucun respect » pour eux. Le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN, majoritaire) déclare que « l'action des forces de l'ordre s'exerce dans un contexte de violence exacerbée au quotidien, de plus en plus difficile à vivre pour les citoyens mais aussi pour les forces de l'ordre ».
« Je ne doute pas que la justice sera sévère, impitoyable »
Ce drame a également ému la classe politique. François Hollande a exprimé sa « profonde émotion » et rappelé « aux forces de l'ordre le soutien et la gratitude de la Nation », en adressant « aux familles et aux proches des victimes ses plus sincères condoléances ». Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est quant à lui rendu jeudi matin dans les locaux de la Bac nuit. « Je ne doute pas que la justice sera sévère, impitoyable », a-t-il déclaré après avoir réaffirmé « sa volonté que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de cette tragédie », selon son porte-parole. Et le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a salué le travail « difficile » des policiers, et « en particulier » celui des équipes des BAC.
Le secrétaire national UMP à la sécurité Bruno Beschizza s'est inquiété « que des malfaiteurs n'hésitent plus à porter atteinte à l'intégrité physique » de policiers. Marine Le Pen (FN) a assuré qu'il fallait « inverser » une « tendance inadmissible » aux morts dans les forces de l'ordre.












