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Pierre Palmade libéré sous bracelet: pour une association, "les victimes n'ont pas été respectées"

BFM Hugues Garnier , Journaliste BFMTV
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Condamné à cinq ans de prison dont deux ferme en novembre 2024 après le violent accident de la route qu'il a provoqué en février 2023, le comédien va pouvoir purger sa peine à domicile et sous bracelet électronique.

Une sortie sous plusieurs conditions. La cour d'appel de Bordeaux a décidé ce mardi 15 avril d'aménager la peine prononcée à l'encontre de Pierre Palmade, incarcéré au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan depuis quatre mois.

Le comédien, condamné à cinq ans de prison dont deux ferme après le grave accident de la route qu'il a provoqué sous l'emprise de stupéfiants en février 2023, va être libéré mercredi 16 avril sous bracelet électronique. Il devra également se plier à son obligation de soins et aussi et sera pour cette raison autorisée à sortir de chez durant plusieurs plages horaires.

"Je suis rassuré, il a un petit peu de temps pour aller s'acheter de la drogue et de l'alcool dans ces moments-là", ironise sur BFMTV Mounir Al Rafei, secrétaire général de l'association Victimes et Citoyens.

"Il faut être impitoyable"

Le représentant de l'association ajoute que Pierre Palmade "n'en est pas à sa première cure, à sa première obligation de soins" et qu'"à un moment il faut être impitoyable" dans de telles situations.

"Les juges, sachant que la peine allait être aménagée, ils ont mis deux ans, ils auraient pu mettre une peine plus lourde à titre d'exemple", estime encore Mounir Al Rafei, évoquant sa "consternation" pour cette affaire où "les familles des victimes n'ont pas été respectées".

"Si on ne fait pas d'exemples de ce genre de délits, on n'encourage pas les gens à renoncer à leurs pratiques", poursuit-il.

Au cours du procès qui s'est tenu en novembre 2024, Pierre Palmade avait demandé "pardon" aux victimes de l'accident, un homme âgé de 38 ans, son fils de 6 ans et sa belle-sœur de 27 ans, qui a perdu après le choc le bébé qu'elle attendait. La cour d'appel a d'ailleurs ajouté - à sa décision de remise en liberté sous bracelet électronique - une interdiction de contact avec les victimes.

"Dans ses dernières paroles, il espère que les familles vont se reconstruire. Se reconstruire comment? Cette femme qui a perdu son bébé (...) Personne ne va pouvoir se reconstruire correctement dans cette histoire. Lui peut-être mais les familles à mon avis sont marquées à jamais", a conclu Mounir Al Rafei sur notre antenne.