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Pierre Gattaz attaqué aux prud'hommes par un ancien du Medef

BFM Mélanie Longuet
Pierre Gattaz, président du Medef, est attaqué pour licenciement abusif par un ancien conseiller presse

Pierre Gattaz, président du Medef, est attaqué pour licenciement abusif par un ancien conseiller presse - John Thys - AFP

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Anton Molina avait occupé plusieurs postes au service presse du Medef. Evincé en juillet 2013, peu après l'élection de Pierre Gattaz à la tête de l'organisation patronale, il attaque aujourd'hui son ancien employeur aux Prud'hommes. Il dénonce un "licenciement abusif" et réclame 750.000 euros d'indemnités.

Il avait appris son licenciement dans les colonnes du Monde. Anton Molina, l'ex-responsable de la communication du Medef, a porté plainte pour licenciement abusif contre son ancien employeur. Ce mardi, une audience s'est tenue aux Prud'hommes de Paris, rapporte Le Parisien

"Le dossier est vide"

L'avocate d'Anton Molina remet en cause le motif de licenciement évoqué par le Medef contre son client. "On prétend qu'il était en opposition", peut-on lire dans Le Parisien, mais selon l'avocate "le dossier est vide: son ancien employeur ne fournit aucun élément justifiant son licenciement". 

Successivement responsable de l'information, directeur adjoint du service presse puis directeur général adjoint du Medef, Anton Molina avait appris, dans Le Monde du 3 juillet 2013, jour de l'élection de Pierre Gattaz à la tête du Medef, sa future éviction. "En revanche, le responsable du service de presse, Anton Molina, très proche de la présidente sortante, devrait être invité à partir, selon plusieurs sources" écrivait alors le journaliste. Quelques jours plus tard, il était convoqué pour un entretien de licenciement. 

Pour le Medef, il "cherchait à être évincé"

Du côté du Medef, c'est "l'attitude d'opposition" d'Anton Molina qui est plaidée. Selon l'avocat de l'organisation syndicale, il "était très proche de Laurence Parisot" et "cherchait à être évincé" après l'élection de Pierre Gattaz. 

Au total, l'ancien responsable de la communication réclame 750.000 euros d'indemnités pour licenciement abusif et pour des heures supplémentaires non payées. Le conseil des Prud'hommes rendra son délibéré en décembre prochain.