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Pierre Bergé partiellement condamné pour ses propos sur le Téléthon

BFM M.D. avec AFP
Pierre Bergé en mai 2013.

Pierre Bergé en mai 2013. - -

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Le président du Sidaction a été condamné pour ses propos sur l'AFM, association organisatrice du Téléthon. Il avait accusé l'organisme de "détourner la générosité publique".

Il avait accusé l'AFM de "détourner la générosité publique". La justice a condamné vendredi le président du Sidaction, Pierre Bergé, à 1.500 euros d'amende pour cette accusation mais l'a relaxé pour d'autres propos sur le Téléthon, qui selon lui exhibe "le malheur des enfants" avec "démagogie".

Le collectionneur et patron de presse de 82 ans était poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir, entre novembre 2009 et janvier 2010, sur trois radios et un site internet, mis en cause la gestion financière du Téléthon et la façon dont l'association faisait la promotion de son action.

Pierre Bergé avait notamment affirmé qu'une grande part des dons récoltés au Téléthon ne seraient pas utilisés immédiatement pour la recherche mais donneraient lieu à des placements en "produits financiers", mettant en cause "un détournement de la générosité publique" de l'Association française contre les Myopathies (AFM).

Ces propos sont "contraires à l'honneur et à la considération de la partie civile (...)" car ils reprochent à l'AFM "des actes contraires (...) à l'accomplissement de l'objet de l'association", selon le jugement.

Condamnation d'un euro symbolique

Mais le tribunal l'a relaxé sur d'autres propos. Il avait accusé le Téléthon de "parasiter", "cannibaliser" la générosité des Français "d'une manière populiste" (...) "en exhibant le malheur des enfants" myopathes. Le tribunal a jugé qu'"en dépit de l'indubitable émoi public suscité par les propos ainsi tenus", ceux-ci relevaient de "l'expression d'une opinion" et d'"un jugement de valeur, exprimé certainement de manière déplaisante".

A la barre, Pierre Bergé avait persisté dans ses propos face aux responsables de l'AFM : "J'ai la plus grande compassion, le plus grand respect pour les malades mais je ne trouve pas concevable de les exhiber (...) Il faut s'adresser aux gens avec intelligence et pertinence, pas avec démagogie". Il a été condamné à payer l'euro symbolique à l'AFM et le jugement devra être publié dans deux quotidiens.


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