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Pays basque: le préfet dénonce "un acte d'intimidation" après la découverte d'un cercueil devant une mairie

BFM A.G avec AFP
Des cercueils. PHOTO D'ILLUSTRATION

Des cercueils. PHOTO D'ILLUSTRATION - BFM Paris Île-de-France

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Un cercueil a été découvert ce week-end devant la mairie de Briscous, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le président de l'assemblée départementale des maires condamne aussi cet acte.

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques et le président de l'assemblée départementale des maires ont condamné mardi "un acte d'intimidation" après la découverte dans la nuit de samedi à dimanche d'un cercueil devant une mairie d'un village basque.

Il portait "l'inscription +Euskara - ? - 2040+", précisent le préfet Julien Charles et le représentant des élus Alain Sanz dans un communiqué commun, où ils rappellent que "depuis plusieurs semaines, un débat s'est engagé entre le conseil municipal de Briscous et des représentants associatifs à propos de l'ikastola de la commune".

Une loi pour mieux protéger les élus?

Les ikastolas sont des écoles sous contrat d'association avec le ministère de l'Éducation nationale, où l'enseignement est majoritairement dispensé en basque ("euskara").

Le débat évoqué dans le communiqué porte sur la capacité d'accueil de bâtiments en dur que l'ikastola souhaite construire sur les terrains qu'elle loue à la mairie de Briscous depuis dix ans.

Le mois dernier, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture un texte sénatorial visant à mieux protéger les élus locaux, de plus en plus confrontés à des violences, en durcissant notamment les sanctions pénales contre leurs auteurs.

Après les retouches de l'Assemblée au texte adopté au Sénat, les deux chambres doivent désormais s'entendre sur une version commune.