Ouverture du procès d'un home-jacking mortel d'une extrême violence à Nîmes

Hotel de police - SYLVAIN THOMAS / AFP
Cette première journée de procès a été marquée par la personnalité énigmatique du principal accusé d'un home-jacking mortel et particulièrement violent d'un artisan à Nîmes. "Je ne suis pas violent au fond de moi. C'est pas dans ma nature", déclare posément depuis le box des accusés Manix Gomez, 38 ans, silhouette massive et athlétique, crane rasé, chemise blanche.
L'homme au parcours chaotique est accusé d'avoir entraîné sa belle-soeur, 41 ans, et son fils, 22 ans, dans l'agression à domicile d'un artisan, dans l'espoir de dérober une mallette censée contenir 200.000 euros, sur les indications d'un cousin employé de la victime.
L'autopsie révèle de nombreuses traces de violence
Le 17 janvier 2017 à Massillargues-Attuech (Gard), le cadavre de Patrice Coffy "présentant de nombreuses traces de violences, les chevilles entravées avec un lien de type Serflex, a été retrouvé dans une mare de sang, allongé torse nu, sous un bureau" à son domicile, selon le dossier d'accusation. Il aurait notamment été frappé à la tête avec un sabre de collection.
L'autopsie a montré "une extrême intensité dans les coups portés: fractures du nez, du poignet, du coude gauche, des deux clavicules, de trois côtes, de l'occipital droit avec plaie béante, de très nombreuses tuméfactions sur le buste et le visage".
Le principal accusé a été interrogé sur sa personnalité
Celui qui est considéré comme le cerveau de cette terrible agression met en avant la peur provoquée par l'assassinat de ses parents quand il avait cinq ans pour expliquer ce penchant et ses précédentes condamnations, notamment pour violences avec armes.
L'artisan visé était en réalité en redressement judiciaire et ruiné et l'existence du magot semble avoir relevé d'une rumeur. Le verdict est attendu vendredi. Les accusés encourent l'emprisonnement à perpétuité.












