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Ouverture du procès aux assises du beau-père et de la mère d'un bébé maltraité

BFM la rédaction avec AFP
Un juge en Cour d'assises (image d'illustration).

Un juge en Cour d'assises (image d'illustration). - DENIS CHARLET / AFP

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Le procès en Cour d'assises s'ouvre, ce mardi, pour la mère et le beau-père soupçonnés de maltraitance sur leur petite fille.

Le procès du beau-père et de la mère d'une petite fille de quatre ans lourdement handicapée après avoir été maltraitée à Fontenay-sous-Bois lorsqu'elle était bébé, s'est ouvert mardi devant la Cour d'assises du Val-de-Marne.

"Je ne suis peut-être pas une mère parfaite, je n'ai peut-être pas pris ce rôle assez à coeur, mais si je pouvais revenir en arrière, je le ferais", a déclaré, en larmes, la mère de la fillette, une petite femme de 27 ans aux cheveux platine coupés courts, vêtue d'un perfecto.

Jugée pour non-assistance à personne en danger, elle comparaît libre, contrairement à son ex-compagnon, 23 ans, soupçonné de violences volontaires ayant entraîné une infirmité et de violences habituelles.

Crâne rasé, large tatouage sur le bras, il a coupé à plusieurs reprises le juge qui résumait l'affaire, contestant notamment la qualification des faits: "Y a assez de conneries comme ça, vous en rajoutez encore plus, M. le président!"

"Je m'en fous" de la fillette

"Vous avez dit quoi à décharge, là, juste comme ça? Moi, je vois que des charges! M'enfoncer, m'enfoncer!", a-t-il ensuite fulminé devant une audience médusée. "Ça, ça me rend fou!" Le jeune homme est également détenu dans le cadre d'une affaire de viols instruite à Meaux.

Quand les policiers arrivent chez cette famille pour des soupçons de maltraitance le 27 novembre 2012, le bébé, un an et demi, gît sur la table du salon, à demi-inconsciente, prise de convulsions et de vomissements. Sur son visage et son corps, des hématomes, qui s'aggraveront avec le temps, signe que les violences remontent à quelques heures. Le bébé souffre d'un traumatisme crânien très important avec fractures osseuses, engagement cérébral et de nombreux hématomes dans le cerveau.

"Pas compatible avec une chute", assure un médecin, qui conclut à "des traumatismes répétés de coups" et un probable "mécanisme de secouement". Le bébé présentera "sans aucun doute" des séquelles au niveau intellectuel, comportemental, moteur et physique --notamment sur sa capacité visuelle. "Je m'en fous" de la fillette, "mais pas au point de la taper", affirme le beau-père aux enquêteurs.