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Octuple infanticide: Dominique Cottrez n'ira pas aux assises

BFM A. G. avec AFP
Dominique Cottrez lors d'une reconstitution des faits, en 2010.

Dominique Cottrez lors d'une reconstitution des faits, en 2010. - -

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La mère de famille accusée d'avoir tué il y a plus d'une dizaine d'années huit de ses nouveaux-nés ne sera pas jugée pour ces faits, sur décision de la Cour de cassation.

La justice a tranché: Dominique Cottrez n'ira pas devant les assises pour répondre du meurtre de huit de ses nouveaux-nés, à Villers-au-Tertre, dans le Nord, dont la justice l'accuse. La Cour de cassation a annulé mercredi son renvoi aux assises. L'affaire devra cependant être réexaminée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

La défense de la mère de famille soutient que le délai de prescription, de dix ans en matière criminelle, doit commencer à partir de la commission des faits. Ses avocats Marie-Hélène Carlier et Frank Berton s'appuient sur des expertises qui datent la naissance de sept enfants avant mai 2000, soit plus de dix ans avant la découverte des premiers corps le 24 juillet 2010, un "doute" subsistant pour le huitième bébé, né entre mai et septembre 2000, selon les experts.

Un inceste derrière le drame

La forte corpulence de cette femme, qui exerçait la profession d'aide-soignante, avait rendu ses grossesses indécelables, que ce soit auprès de ses proches ou même de ses médecins. Devant la juge d'instruction, Dominique Cottrez avait expliqué avoir subi des faits d'inceste et avoir agi par crainte que les enfants ne soient de son propre père, mort en 2007.

La révélation de cette affaire, la plus importante en matière d'infanticide connue en France, avait créé la stupeur dans ce village du Nord et l'afflux de la presse du monde entier. Après deux ans passés en détention provisoire, Dominique Cottrez a été remise en liberté le 2 août 2012 et placée sous contrôle judiciaire.