BFM

Nuit calme à Trappes, deux nouvelles interpellations

NUIT CALME À TRAPPES, INTERPELLATIONS À ÉLANCOURT

NUIT CALME À TRAPPES, INTERPELLATIONS À ÉLANCOURT - -

Téléchargez la nouvelle application BFM
PARIS (Reuters) - Deux personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi près de Trappes (Yvelines) où le calme semble être globalement...

PARIS (Reuters) - Deux personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi près de Trappes (Yvelines) où le calme semble être globalement revenu après plusieurs jours de violences urbaines, a annoncé le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

La situation "a été tendue en début de soirée" mais le dispositif de sécurité déployé sur place a permis de maintenir le calme, a-t-il dit lundi matin sur RTL, faisant toutefois état de deux interpellations dans la circonscription d'Elancourt, une commune voisine de Trappes.

"Il ne peut pas y avoir d'impunité à l'égard de ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre, à des bâtiments publics. Ces faits qui durent à Trappes depuis trois jours sont tout à fait inacceptables et nécessitent une réponse d'une très grande fermeté de la part de l'Etat", a-t-il souligné.

Trappes et ses alentours sont le théâtre d'incidents depuis le contrôle mouvementé vendredi d'une femme portant le voile intégral. Son mari, qui a été placé sous contrôle judiciaire et qui devrait être jugé en septembre, est accusé d'avoir agressé un policier procédant au contrôle de son épouse.

Cet incident a provoqué une vague de violences vendredi soir aux abords du commissariat où des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et quelques 250 personnes venues manifester leur colère.

A la suite de cette nuit de violences, six jeunes gens ont été interpellés, dont quatre ont été écroués dimanche et seront jugés ce lundi par le tribunal correctionnel de Versailles.

AMALGAMES

Plusieurs dirigeants de l'UMP ont accusé ce week-end le gouvernement de laxisme en matière de sécurité et de minimiser les faits.

"Depuis que je suis ministre de l'Intérieur je ne minimise pas la violence dans la société", a répliqué Manuel Valls lundi. "Au contraire j'ai souhaité la transparence par exemple sur les statistiques de l'insécurité, de la délinquance."

"J'appelle émeutes, violences urbaines des faits qui sont insupportables et qui méritent une réponse très forte de la police comme de la justice", a-t-il dit, saluant le travail des policiers lors du contrôle de la femme portant le voile intégral dont le port est interdit depuis 2011 en France.

Manuel Valls a par ailleurs accusé l'opposition de faire des amalgames pour "diviser et mettre le feu à la société".

"Un responsable politique doit utiliser les mots appropriés qui désignent les faits (...), chaque mot qui vise à faire l'amalgame entres les populations est insupportable", a-t-il estimé.

"Je ne confonds pas les émeutiers de Trappes avec l'immense majorité des habitants de cette ville", a-t-il souligné. "Je ne confonds pas des jeunes qui s'en prennent aux forces de l'ordre avec l'immense majorité de cette jeunesse, je ne confonds pas l'immense majorité de nos concitoyens musulmans (...) avec des groupes radicaux souvent liés au salafistes qui s'en prennent aux institutions de la République"

Marine Pennetier