Mosquée profanée à Nice: deux hommes devant la justice

La mosquée En Nour de Nice, le 25 avril 2016. - Valéry Hache - AFP
Les deux hommes, qui ont reconnu les faits, font l'objet d'un contrôle judiciaire avec interdiction de détenir une arme. Ils avaient été déférés vendredi soir au parquet à l'issue de leur garde à vue. Selon le parquet, ces deux individus, qui avaient tué un sanglier présent sur leur terrain, ont alors décidé, après avoir bu, de déposer la carcasse de l'animal devant la mosquée En Nour, à Nice. "Ils n'ont absolument pas réfléchi aux conséquences de leur acte", a indiqué le parquet, évoquant "une pure bêtise".
Jeudi soir, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait félicité les policiers de la sûreté départementale pour l'interpellation des deux individus, réaffirmant "la détermination du gouvernement à combattre et à sanctionner tous les actes haineux et anti-religieux inacceptables dans notre République laïque".
Polémique avec la municipalité
La mosquée En Nour, nouvellement édifiée dans la plaine du Var à Nice, est au centre d'une polémique avec la municipalité de Nice. L'ancien maire (LR) Christian Estrosi lui refuse son autorisation d'ouverture parce que le propriétaire du bâtiment est un ministre saoudien et qu'il suspecte les porteurs du projet de "salafisme".
Lundi, le tribunal administratif avait enjoint l'élu d'autoriser l'ouverture, une ordonnance contre laquelle Christian Estrosi s'est pourvu en cassation.












