Marseille : un jeune de 25 ans tué à la Kalachnikov

Marseille - -
Il a été pris pour cible peu après 23h boulevard Casanova dans le 14e arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône). Un jeune homme de 25 ans a été abattu par les tirs d’une arme automatique. Alors qu'il circulait dans une Twingo noire conduite par une jeune femme, a précisé le procureur de la République Jacques Dallest, les deux occupants d'un autre véhicule ont tiré à courte distance sur la victime, la criblant de balles avec un fusil d'assaut de type Kalachnikov. La conductrice, très choquée, « n'a été que très légèrement blessée par des éraflures. Il est miraculeux qu'elle ait survécu », a souligné Jacques Dallest. L'enquête a été confiée par le parquet de Marseille à la brigade criminelle de la police judiciaire, déjà en charge de plusieurs affaires du même type.
La victime liée au trafic de drogue
Une trentaine de douilles ont été retrouvées sur la scène du crime, où les policiers procédaient aux premières constatations, protégés des regards des curieux par une bâche sombre, et recueillaient les premiers témoignages. Des proches étaient sur place, certains en pleurs, a constaté un photographe. L'homme, originaire des quartiers nord, était « connu des services de police pour différentes infractions », a ajouté le procureur. Selon une source proche de l'enquête, il s'agit de Walid Marzouki, notamment mis en cause dans des affaires liées au trafic de drogue.
14 morts dans des règlements de compte depuis janvier
« La comptabilité macabre se poursuit », a déploré le procureur, rappelant qu'il s'agissait du 14e mort dans un règlement de comptes depuis le début de l'année dans la cité phocéenne et du 19e sur l'ensemble de la région. C'est le deuxième au mois d'août, après le décès samedi soir à l'hôpital d'un jeune homme âgé de 25 ans, Benamar Hamidi, grièvement blessé par balles dans les quartiers sud. Condamné à six ans de prison pour association de malfaiteurs et vols avec violence, il était sorti en juillet de la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône).
« Il faudra trouver des solutions radicales »
Samia Ghali, sénatrice PS, lance un appel à la méthode musclée pour remettre au pas les délinquants marseillais. Elle souhaite même que l'armée intervienne : « Il faudra trouver des solutions radicales, autrement on n'y arrivera pas. Quand vous avez des jeunes qui ne vont plus à l'école, des cités complètement laissées à l'abandon par certains bailleurs, quand le taux de chômage atteint 80% avec des gens qui ont des armes de guerre, il faut apporter des réponses d'armée qui permettront de désarmer dans certains cas certaines cités parce que c'est insupportable ».












