BFM

Lyon : 7 policiers en garde à vue pour corruption

BFM La Rédaction avec agence
-

- - -

Téléchargez la nouvelle application BFM
A Lyon dans le Rhône, 11 personnes ont été placées en garde à vue. Parmi eux, sept policiers auraient échangé des informations et des services contre des repas au restaurant ou encore du matériel informatique.

Alors que l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) a ouvert une enquête sur des faits présumés de corruption à Marseille (RMC a rencontré anciens policiers et anciens dealers), onze personnes ont été placées en garde à vue ce mardi matin à Lyon. Parmi eux, sept policiers, la majorité en poste au commissariat de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Invité d’RMC et de BFMTV, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a quant à lui évoqué l’interpellation de « 13 personnes ». Si 13 personnes étaient en effet visées par l'enquête, deux n'ont pourtant pas été arrêtées.

Deux délégués du procureur en garde à vue

L'enquête avait débuté en août 2011 : des policiers auraient transmis des informations à une famille de Vénissieux. Deux membres de cette famille figurent d’ailleurs parmi les personnes placées en garde à vue, et deux autres sont des délégués du procureur, anciens fonctionnaires de police. Ils sont poursuivis pour trafic d'influence, violation du secret professionnel et transmission d'informations.

Une famille connue pour trafic de stupéfiants, violences volontaires,...

Les policiers poursuivis auraient « rendu des services » à la famille en question « en échange d’avantages », affirme une source judiciaire rapportée par l’AFP. « Il apparaît que ces fonctionnaires de police vont classer des contraventions, se renseigner sur des procédures et sur des enquêtes concernant cette famille, des proches ou des amis de cette famille », raconte-t-elle, ajoutant que les policiers auraient même entravé des procédures touchant la famille, pourtant connue des services de police et de justice pour des faits de trafic de stupéfiants, de violences volontaires, d'infractions au code de la route.

Des informations contre des repas au restaurant

En contrepartie, les fonctionnaires auraient bénéficié de repas au restaurant, de téléphones, de véhicules et de matériel informatique donné par la famille.
Un coup de filet qui vient ébranler la police lyonnaise à l’image déjà ternie par l'interpellation, il y a un an, du numéro deux de la PJ lyonnaise, Michel Neyret. Il a depuis été mis en examen dans une affaire de corruption, mais le procureur de la République de Lyon a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas faire d'amalgame entre les deux affaires. Il a aussi mis en garde contre toute généralisation visant la police lyonnaise « à partir des cas particuliers de ces fonctionnaires ».