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Lucie, Khuslen, Rayan... L'alerte enlèvement est-elle déclenchée plus souvent?

BFM E.F.
Le dispositif alerte enlèvement a été déclenché mardi matin pour retrouver un garçon de 13 ans souffrant de "diabète sévère" et enlevé lundi soir à Panazol, en Haute-Vienne. (Illustration)

Le dispositif alerte enlèvement a été déclenché mardi matin pour retrouver un garçon de 13 ans souffrant de "diabète sévère" et enlevé lundi soir à Panazol, en Haute-Vienne. (Illustration) - PHILIPPE HUGUEN © 2019 AFP

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Des alertes ont été déclenchées à trois reprises en l'espace d'un mois, dans l'Orne et la Haute-Vienne. Selon le ministère de la Justice, cette succession relève d'une coïncidence, les critères de déclenchement n'ayant pas évolué récemment.

Soulagement du côté des autorités après l'enlèvement de Rayan, 13 ans, en Haute-Vienne, lundi 20 octobre. Le jeune garçon, atteint d'un diabète sévère et nécessitant des soins constants, a finalement été retrouvé sain et sauf mardi, après le déclenchement d'une alerte enlèvement. Un dispositif utilisé à trois reprises en France en l'espace d'un mois, après des rapts de mineurs.

Avant Rayan, c'est pour retrouver Lucie, âgée de 12 ans et enlevée le 25 septembre par une connaissance de son père à Dompierre (Orne), qu'une alerte a été diffusée. Cette dernière a permis de localiser la jeune fille et son ravisseur en Loire-Atlantique, le lendemain de l'enlèvement.

Deux semaines plus tard, le 7 octobre, le dispositif est à nouveau déclenché pour le rapt de la petite Khuslen, 3 ans, dans le même département. La fillette a été retrouvée deux jours après dans le Morbihan. Son père, soupçonné de l'enlèvement, a été interpellé.

Quatre alertes diffusées en 2025

Loi des séries ou élargissement des critères? Il s'agit d'une simple coïncidence, nous indique le ministère de la Justice, car les critères de déclenchement de l'alerte n'ont pas évolué depuis la dernière circulaire publiée à ce sujet, en 2017.

Le dispositif, lancé en France en 2006 et s'inspirant d'un équivalent aux Etats-Unis, l'"Amber Alert", peut être enclenché par le procureur de la République du territoire concerné, en collaboration avec les enquêteurs, et avec l'aval du ministère de la Justice. Ce plan permet la diffusion d'un appel à témoins sur tout le territoire, en multipliant les canaux de diffusion, des supports officiels du ministère aux médias.

Pour qu'une alerte soit émise, il faut cependant que l'affaire réunisse plusieurs critères: il doit s'agir d'un élèvement avéré, non d'une disparition, même jugée inquiétante. La victime doit également être mineure et l'on considère que sa vie ou son intégrité physique sont en danger. Enfin, le procureur de la République doit disposer d'informations dont la diffusion peut permettre la localisation de l'enfant et/ou de son ravisseur.

Depuis sa mise en place en 2006, le dispositif a été déclenché 36 fois (dont quatre cette année). Il a permis de retrouver 39 enfants au total, souligne le ministère.