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La mère de Fiona veut être libérée pour le procès de son violeur présumé

BFM J.C.
Cécile Bourgeon a toujours refusé de dire où le corps de sa fille avait été enterré.

Cécile Bourgeon a toujours refusé de dire où le corps de sa fille avait été enterré. - DR

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Cécile Bourgeon, 28 ans, est incarcérée depuis octobre 2013 après avoir été mise en examen pour "coups mortels aggravés" sur sa petite fille alors âgée de 5 ans, Fiona. Sa demande de libération vient d'être rejetée.

Une affaire dans l'affaire. La demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon a été rejetée mardi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom, dans le Puy-de-Dôme. Cécile Bourgeon, 28 ans, a été mise en examen en octobre 2013, et écrouée, après la mort de sa petite fille, Fiona. Une affaire qui avait suscité une vive émotion. La jeune femme est poursuivie, aux côtés de son ex-compagnon Berkane Maklouf, pour "coups mortels aggravés".

Les 12 et 13 mai prochains, Cécile Bourgeon comparaîtra, cette fois-ci, du côté des parties civiles. Elle espérait pouvoir assister à ce procès libre. La cour d'assises du Puy-de-Dôme va juger un homme de 35 ans, interpellé en 2014 à son retour d'Algérie. Il est suspecté d'être l'auteur de deux viols. L'une de ses victimes serait Cécile Bourgeon, qu'il aurait agressée en 2012.

Lors d'une visioconférence depuis la prison de Corbas, dans le Rhône, la jeune femme de 28 ans a justifié sa demande, la troisième, par le fait de vouloir revoir ses enfants, travailler, se soigner. "Je n'ai rien à me reprocher par rapport à la mort de Fiona, dont je n'arrive pas à faire le deuil", a-t-elle clamé devant les magistrats de la chambre de l'instruction, comme le rapporte La Montagne.

Suivi psychologique

En 2013, Cécile Bourgeon avait fait croire à la disparition de sa petite fille, Fiona, dans un parc de Clermont-Ferrand. Après quelques semaines d'enquête, elle avait fini par avouer la mort de sa fille sous les coups de son compagnon, mais avait refusé de donner le lieu où avait été enterré le corps de l'enfant. En retour, son compagnon l'avait elle-même mise en cause.

"Comparaître détenue pour une partie civile, cela pèserait sur l'inconscient des jurés", a rappelé au Parisien son avocat, Me Portejoie. "Notre cliente demande sa libération pour préparer son procès principal ailleurs qu'en détention." Depuis son placement en détention provisoire, Cécile Bourgeon a entrepris de passer un CAP de vente. Elle est suivie psychologiquement et a repris contact "téléphoniquement" avec sa fille, Eva. 

Me Portejoie avait également mis en avant la possibilité pour Cécile Bourgeon de bénéficier d'une remise en liberté "dans un cadre très strict et contrôlé, loin de de Clermont-Ferrand". La mère de la jeune femme, qui vit dans les Pyrénées-Orientales, était prête à l'accueillir. Après ce troisième refus de libération, son avocat assure que sa cliente va se "pourvoir en cassation".