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L'avocat d'un ex-petite amie de Lelandais déclare que sa cliente a "le sentiment d'avoir échappé au pire"

BFM Robin Verner
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Entendu par la justice en mars, Nordahl Lelandais, mis en examen pour les meurtres d'Arthur Noyer de la petite Maëlys, a affirmé que le premier était mort d'une chute consécutive à une bagarre et la fillette après avoir reçu une claque. Ce vendredi soir, l'avocat d'une ancienne petite amie de Nordahl Lelandais, qui avait porté plainte au préalable contre ce dernier a réagi à ces éléments sur notre antenne.

Face aux magistrats instructeurs, Nordahl Lelandais, mis en examen pour les meurtres d'Arthur Noyer et de la petite Maëlys, a dit, le 29 mars, que le premier était mort après être tombé au cours d'une bagarre et, le 19 mars, que la seconde était morte après qu'il lui a asséné une claque.

Avant ces faits, une femme, ancienne petite amie de Nordahl Lelandais, avait porté plainte contre lui, à l'été 2017, car ce dernier avait foncé sur elle en voiture. Ce vendredi soir, Ronald Gallo, son avocat, a pris la parole sur notre antenne. Il a d'abord pris soin de dissocier le sort de sa cliente de celui, fatal, d'Arthur Noyer et de Maëlys. Il a ensuite ajouté: "Ce qu’on peut comparer, c’est l’intensité de la violence de monsieur Lelandais exprimée à l’égard de ma cliente, l’effroi qu’elle a éprouvé. On peut ainsi se projeter sur ce que les deux victimes de ces dossiers ont dû éprouver."

Sa cliente se sent comme une "rescapée"

Il a illustré son propos: "Notamment au moment de la rupture signifiée par ma cliente, elle a reçu une gifle violente. Manifestement, c’est monsieur Lelandais qui devait décider et ne pas subir. C’est la raison du comportement violent qu’il a adopté à son égard." 

Ronald Gallo a, en outre, décrit l'état d'esprit de sa cliente devant ces derniers développements de l'enquête autour de Nordahl Lelandais:

"Elle éprouve ce sentiment d’avoir échappé au pire. Elle analyse sa situation au regard de ce qui est arrivé à Maëlys et à monsieur Noyer. Elle se demande pourquoi elle n’aurait pas suscité le même type d’impulsivité ? (…) Elle se sent comme une rescapée car elle dit même, comme un leitmotiv douloureux : ‘Moi, j’ai été sauvée par la mort de Maëlys’. C’est ça son drame. Et les explications que donne monsieur Lelandais ne sont pas de nature à la rassurer."