Justice des mineurs: Gérald Darmanin souhaite "une injonction éducative pour les parents"

"Nous devons avoir beaucoup plus de rapidité et de fermeté". Le camp présidentiel poursuit son offensive sur la justice des mineurs ce vendredi 14 février. Le garde des Sceaux Gérald Darmanin prend le relais de Gabriel Attal au micro de BFMTV-RMC, après que le texte du chef des députés Ensemble pour la République - visant à durcir la loi en la matière - a été adopté à l'Assemblée nationale jeudi.
Le ministre de la Justice souhaite marquer de son empreinte cette proposition de loi qui instaure notamment une procédure de comparution immédiate. Il veut introduire cinq mesures par voie d'amendement lors de l'examen au Sénat. Après s'en être ouvert au Parisien mercredi, il revient sur certaines d'entre-elles auprès de BFMTV-RMC.
Première disposition évoquée: le fait de pouvoir étendre une mesure judiciaire de couvre-feu aux mineurs délinquants à leur sortie des cours et le week-end. Pour l'instant, cela est possible entre 22h et 06h. Gérald Darmanin souligne que ces mesures "d'assistance éducatives" prises par les juges n'entraînent pas de sanctions si elles ne sont pas respectées, car "la loi ne le prévoit pas".
Durcissement des sanctions envers les parents
Et l'ex-ministre de l'Intérieur de résumer son propos: "Ce que je veux changer, c’est à la fois (le fait) que la mesure éducative (entraîne) une sanction quand elle n’est pas respectée et élargir très largement les demandes de fermeté de couvre-feu et de présence à domicile."
Dans le même esprit que Gabriel Attal, Gérald Darmanin plaide pour un durcissement des sanctions envers les parents de mineurs délinquants. Et veut "aller plus loin" que la possibilité pour le juge pour enfants - prévue dans le texte de l’ex-Premier ministre - de donner une amende civile aux parents qui ne répondraient pas aux convocations aux audiences et auditions.
"Il faut que les parents puissent avoir une injonction pour être cadré eux-mêmes pour élever leurs enfants", dit-il. Sans définir les contours de cette "injonction éducative", le patron de la Place Vendôme indique que son non-respect doit conduire à une sanction. Toujours sur la justice des mineurs, il défend également l'introduction de jurés populaires pour juger les délits ou le renforcement de l'usage des bracelets électroniques.












