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Hauts-de-Seine: un braquage à main armée filmé par vidéosurveillance

BFM A. G. (vidéo: Caroline Mier et Timothée Le Blanc)
Les images du braquage à Châtenay-Malabry.

Les images du braquage à Châtenay-Malabry. - -

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BFMTV s'est procuré les images impressionnantes du braquage d'un bureau de tabac qui s'est déroulé mardi dans les Hauts-de-Seine. Le buraliste, qui a réussi à échapper aux deux hommes, relance le débat de l'armement des commerçants.

La scène dure tout juste 1 minute 30. Deux hommes, d'apparence jeune et lourdement armés, font irruption dans un bar-tabac de Châtenay-Malabry, dans les Hauts-de-Seine. Le braquage, qui s'est déroulé mardi, a été capté en entier par des caméras de vidéosurveillance.

Sur la bande vidéo, on voit les deux caissiers déguerpir pour se mettre à l'abri dès lors qu'ils voient les armes. Les malfrats forcent le portillon pour passer derrière la caisse, mais très vite, ils se font surprendre par le patron. "Quand ils m'ont vu au bout du couloir, l'un des deux m'a mis en joue, l'autre lui a dit 'Tire, tire!' J'ai attendu le tir, mais il n'est pas arrivé", confie le buraliste, encore sous le choc.

Le commerçant met alors à l'abri et fait descendre un mur métallique pour le séparer des braqueurs. Derrière, calmement, les deux malfaiteurs s'emparent de six cartouches de cigarettes, et ouvrent la caisse. A l'intérieur, ils s'emparent de près de 1.000 euros, puis prennent la fuite.

"On va vouloir se défendre" avec des armes

"Moins de 24 heures après les faits, on est tendu, on se repasse le film encore et encore", explique Franck Herbert, le patron du bar-tabac. L'homme s'était pourtant préparé à cette éventualité: les lieux sont truffés de caméras, et le personnel a reçu des consignes pour se mettre à l'abri.

Mais aujourd'hui, Franck Herbert envisage une solution plus radicale: "une arme de poing" sous le comptoir, "toujours chargée". "Dans un cas comme hier, les types se prennent deux pruneaux. On n'est pas là pour se faire tirer dessus, pour se prendre des coups pour donner le caisson. C'est humain, à un moment donné, on va vouloir se défendre."

Après la mort d'un braqueur dans l'affair du bijoutier de Nice, et la récente série de braquages, le sujet de l’armement des buralistes est brûlant au sein de la Fédération. Franck Herbert se dit prêt à accueillir le ministre de l’Intérieur pour lui expliquer la réalité de son métier.