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Gérald Darmanin dénonce des "évasions inacceptables" à Dijon et plaide pour "un vrai choc de sécurité dans nos prisons"

BFM Juliette Moreau Alvarez
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin lors d'une visite à la prison de la Santé à Paris le 21 novembre 2025.

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin lors d'une visite à la prison de la Santé à Paris le 21 novembre 2025. - Photo par THIBAUD MORITZ / AFP

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Le ministre de la Justice a dénoncé les "évasions inacceptables" de deux détenus de la maison d'arrêt de Dijon, dont l'un a depuis été interpellé, et insiste sur les moyens déployés par l'État pour provoquer "un vrai choc de sécurité" dans les prisons françaises.

"Il ne faut rien lâcher." Gérald Darmanin a jugé "inacceptables" les évasions de deux détenus de la prison de Dijon ce jeudi 27 novembre et a estimé qu'il s'agissait de l'illustration de la nécessité "du changement dans la politique carcérale dans notre pays", qu'il mène en tant que garde des Sceaux.

Ce jeudi, deux hommes, âgés de 19 et 32 ans se sont évadés de leur maison d'arrêt après avoir scié des barreaux. Ils ont pris la fuite à l'aide de draps noués. L'un d'eux a depuis été interpellé en Saône-et-Loire ce vendredi 28 novembre.

Gérald Darmanin plaide ainsi pour "un vrai choc de sécurité dans nos prisons". Une nouvelle politique menée grâce à ses prisons de haute sécurité, mais aussi les "travaux de sécurisation des maisons d'arrêt", la "restauration des fouilles après les parloirs" et les "fouilles généralisées" ou encore, l'"augmentation de 50% des expulsions des détenus étrangers".

"Les 1.000 nouveaux agents pénitentiaires de l’année prochaine, grâce au budget, combleront en partie le manque important d’agents dans nos prisons", a-t-il ajouté sur X.

Comment deux détenus ont-ils réussi à s’évader de la prison de Dijon?
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"Des moyens supplémentaires pour la sécurité des agents"

La surpopulation carcérale, entraînant une surcharge de travail pour les agents pénitentiaires déjà à flux tendu, est l'une des préoccupations majeures de l'administration. "La réalité principale est la surpopulation", avait jugé ce vendredi plus tôt dans la matinée Flavie Rault, secrétaire générale du syndicat national des directeurs pénitentiaires, sur BFMTV-RMC. "Comment travailler dans ces conditions? Quand on a deux fois, deux fois et demi la charge de travail?"

Selon elle, mener une politique contre la surpopulation carcérale déchargerait les agents pénitentiaires qui en contrepartie auraient alors le temps de mener ce fameux "choc de sécurité" voulu par Gérald Darmanin, notamment en fouillant les cellules et en menant des contrôles ciblés. "L'élément numéro 1 de sécurité dans une prison, ce sont les agents pénitentiaires", assure l'ancienne directrice de la prison de la Santé.

Gérald Darmanin a assuré de son côté qu'il "se battrait pour avoir encore des moyens supplémentaires pour la sécurité des agents et des Français". Il évoque également "la fin d'une naïveté". Un terme "tout à fait insultant", dénonce Flavie Rault ce vendredi sur RMC-BFMTV.