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Financements libyens: le soutien "inoxydable" de Brice Hortefeux à Nicolas Sarkozy

BFM C.H.A.
Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux en février 2016 lors d'un conseil national LR

Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux en février 2016 lors d'un conseil national LR - Lionel Bonaventure-AFP

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Brice Hortefeux fait bloc derrière Nicolas Sarkozy. L'ancien ministre de l'Intérieur est "convaincu" qu'il n'y a eu aucun financement libyen lors de la campagne présidentielle de 2007.

Brice Hortefeux est "convaincu" qu'il n'y a eu aucun financement libyen lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Dans un entretien au Parisien publié ce dimanche, l'ancien ministre de l'Intérieur fait bloc derrière l'ancien président de la République. Et martèle sa "vérité": "ni détenteur, ni bénéficiaire de compte à l'étranger. Ni en mon nom, ni pour personne".

Il vit "mal" le contrôle judiciaire

Lors de sa garde à vue, Nicolas Sarkozy s'est défaussé sur son entourage quant aux soupçons de financements libyens. Notamment sur son "ami de quarante ans" Brice Hortefeux. Ce qui n'a pourtant pas empêché sa mise en examen pour "corruption passive", "financement illicite de campagne électorale" et "recel de détournements de fonds publics libyens"

Mais pour Brice Hortefeux, pas question de lâcher l'ancien chef d'État. "Il sait que mon engagement à ses côtés est inoxydable." Il vit d'ailleurs "mal" le contrôle judiciaire qui lui interdit d'entrer en contact avec lui.

La note de Mediapart, "une fable grotesque"

Quant au document de Mediapart présenté comme émanant des autorités officielles libyennes attestant d'un accord de financement à hauteur de 50 millions d'euros qui aurait été signé en Libye à l'issue d'une rencontre à laquelle aurait pris part Brice Hortefeux, c'est "une fable grotesque", selon l'ancien ministre de l'Immigration, de l'intégration et de l'identité nationale. Il partage là encore le point de vue de Nicolas Sarkozy qui a estimé lors d'une interview que c'était un faux.

"D'ailleurs, aujourd'hui, tous les protagonistes et dirigeants libyens de l'époque -qui sont pourtant si prolixes pour attaquer Nicolas Sarkozy- démentent la réalité de cette note", assure Brice Hortefeux. "De plus, mon emploi du temps, rigoureusement examiné par la justice, confirme qu'il m'était physiquement impossible de participer à cette rencontre", ajoute-t-il.

La "bonne foi" de Nicolas Sarkozy

Si Brice Hortefeux reconnaît avoir rencontré Ziad Takieddine -un sulfureux intermédiaire franco-libanais- à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy n'a pour sa part "fait que le croiser", assure l'actuel député européen et deuxième vice-président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. "Alors que moi, je l'ai côtoyé. Mais à l'époque, il n'était mis en cause par personne."

En ce qui concerne la prestation télévisée de l'ancien locataire de l'Élysée lors de sa contre-offensive sur TF1 au lendemain de sa mise en examen, Brice Hortefeux juge "qu'il a apporté beaucoup de références et de dates démontrant sa bonne foi". Et estime qu'il a été "sincère, convaincu et convaincant".