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Féminicide à Besançon: l'ex-compagnon, qui a reconnu les faits, mis en examen et écroué

BFM A.B avec AFP
Un agent de l'administration pénitentiaire dans une prison (image d'illustration)

Un agent de l'administration pénitentiaire dans une prison (image d'illustration) - AFP

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Un homme de 34 ans, soupçonné d'avoir tué son ex-compagne en bas de chez elle, jeudi 20 novembre a été mis en examen pour assassinat et écroué, ce samedi. Il a reconnu les faits.

L'ex-compagnon de la femme de 32 ans abattue en bas de son domicile jeudi 20 novembre dans la matinée à Besançon a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire ce samedi, annonce le procureur de la République de la ville.

Le mis en cause, âgé de 34 ans, a reconnu les faits lors de ses auditions en garde à vue, a également précisé Cédric Logelin, confirmant une information initiale de L'Est Républicain.

Les faits se sont produits jeudi matin, vers 7 heures, dans une ancienne cité ouvrière d'un quartier périphérique de la ville. La victime a été abattue par arme à feu sur le parking de son immeuble, à l'extérieur d'un petit bâtiment du quartier.

Déjà connu de la justice pour harcèlement moral

Le mis en cause, qui avait récemment été hospitalisé dans un service psychiatrique, a été condamné à plusieurs reprises entre 2019 et 2024 pour des faits de violence, de dégradation, d'infractions routières, mais également de harcèlement moral à l'encontre d'une autre femme, qui avait précédemment également été sa compagne.

Il devait être convoqué fin novembre par un délégué du procureur à la suite d'une plainte déposée contre lui en février par la victime pour "atteinte à la vie privée".

Dans ce cadre, la trentenaire s'était vu remettre un dispositif "shérif" qui permet aux femmes de donner l'alerte en cas de danger en appuyant sur un bouton. Cependant, les autorités n'avaient pas "connaissance de menaces ou de violence ou de contact entre la victime et le mis en cause", avait affirmé jeudi Cédric Logelin lors d'un point presse.

La victime avait par ailleurs déposé plainte contre le suspect pour des dégradations sur son véhicule, une procédure pour laquelle le parquet n'avait pas encore été avisé. La relation entre le mis en cause et la victime s'était terminée en début d'année 2025.

107 femmes victimes de féminicides conjuguaux en 2024

En France chaque jour, plus de trois femmes sont victimes de féminicide ou tentative de féminicide conjugal, un chiffre en hausse sur un an, selon les données de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées jeudi et portant sur 2024.

Dans le détail, 107 femmes ont été victimes de féminicides conjugaux l'an dernier, 270 de tentatives de féminicides conjugaux et 906 femmes victimes de harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint ayant conduit au suicide ou à sa tentative, selon ce rapport publié à quelques jours du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

3919: le numéro de téléphone pour les femmes victimes de violences

Le "3919", "Violence Femmes Info", est le numéro national de référence pour les femmes victimes de violences (conjugales, sexuelles, psychologiques, mariages forcés, mutilations sexuelles, harcèlement...). C'est gratuit et anonyme. Il propose une écoute, informe et oriente vers des dispositifs d'accompagnement et de prise en charge. Ce numéro est géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF).