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La fac de Brest occupée puis dégradée pour dénoncer le manque de moyens, 4 interpellations

BFM J.Bro avec AFP
L'université de Brest en août 2024.

L'université de Brest en août 2024. - Google maps

Des policiers sont intervenus ce jeudi 6 mars au matin pour évacuer une trentaine d'étudiants occupant la faculté de Lettres de Brest afin de dénoncer le manque de moyens à l'Université.

Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue ce jeudi 6 mars au matin pour des dégradations à la faculté de Lettres de Brest, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture. Cette faculté est occupée par des étudiants dénonçant le manque de moyens à l'Université.

Une centaine de policiers brestois et de la CRS de Saint-Brieuc sont intervenus jeudi matin pour évacuer une trentaine d'étudiants occupant ce bâtiment dans le centre-ville de Brest, a précisé le sous-préfet Jean-Philippe Setbon à l'AFP, confirmant des informations de la presse locale.

L'intervention a eu lieu à la demande du président de l'Université de Bretagne occidentale (UBO) "compte-tenu de l'ampleur des dégradations", a ajouté Jean-Philippe Setbon, évoquant des tags multiples, du matériel dégradé et des salles forcées.

"Matériel de peinture et bombes lacrymogènes"

Quatre personnes ont été interpellées en possession de "matériel de peinture et de bombes lacrymogènes" et placées en garde à vue pour dégradation de biens publics en réunion, selon la même source. Contacté par l'AFP, le procureur de Brest n'a pas donné suite dans l'immédiat.

Protestant contre "l'austérité imposée par les gouvernements", les étudiants occupaient la fac de Lettres depuis mardi et avaient voté mercredi une prolongation de l'occupation pour 48 heures.

Le député LFI de Brest Pierre-Yves Cadalen a manifesté dans un communiqué "son soutien au mouvement" des étudiants et personnels de l'université.

"L'occupation votée en Assemblée générale participe des moyens légitimes de protestation démocratique à l'université", a-t-il estimé, soulignant que le dernier budget de l'enseignement supérieur et de la recherche était "en baisse de 1 milliard d'euros".