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Évacuation de l'université de Nanterre: deux jeunes condamnés

BFM B.L. avec AFP
L'université de Nanterre.

L'université de Nanterre. - MARC WATTRELOT / AFP

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Mercredi, deux jeunes ont été condamnés pour des violences lors de l'évacuation de l'université de Nanterre au printemps dernier.

Ils étaient accusés d'avoir frappé et mordu des policiers lors de l'évacuation de l'université de Nanterre par des CRS au printemps dernier: un ancien étudiant de l'établissement a été condamné à six mois de prison ferme et un étudiant à quatre mois avec sursis.

Un autre prévenu, lui aussi étudiant à l'université Paris-Nanterre, a été relaxé au bénéfice du doute. 

Accusé d'avoir mordu un policier

"On a une volonté politique de s'en prendre à des militants et ça, c'est inacceptable", s'est indigné à l'issue du délibéré Victor Mendez, militant à l'Unef et au NPA et condamné à du sursis. Il a annoncé qu'il ferait "probablement" appel.

"On est face à des accusations sans preuve, des accusations contradictoires", a-t-il dénoncé. Il est accusé d'avoir mordu un policier.

L'autre prévenu, condamné à six mois ferme sans mandat de dépôt, est, lui, accusé d'avoir donné un coup de poing à un agent.

Une centaine d'étudiants, professeurs et postiers des Hauts-de-Seine en grève depuis près de six mois s'étaient donné rendez-vous devant le tribunal de Nanterre dès 8h pour apporter leur soutien aux trois prévenus. Le rassemblement était encadré par un important dispositif policier.

Evacuation de la fac 

Les trois militants étaient mis en cause par plusieurs policiers ayant participé à l'évacuation d'un bâtiment de la fac de Nanterre, occupée le 9 avril par des manifestants.

Ce jour-là, quelques dizaines de jeunes gens étaient montés sur un toit-terrasse et avaient bloqué un bâtiment de l'établissement dans le cadre de la mobilisation nationale contre la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants) modifiant les modalités d'entrée à l'université. 

La présidence de l'université avait demandé le concours de la force publique et les CRS étaient intervenus lors d'une assemblée générale tenue pacifiquement dans le bâtiment, provoquant l'émoi dans le milieu universitaire, alors qu'était commémoré l'anniversaire de Mai-68 qui avait pris naissance dans ce même établissement.