Estrosi réclame 6.000 € de frais de justice à un rappeur pour diffamation

Christian Estrosi le 26 novembre 2015, en meeting à Avignon. - Pascal Guyot - AFP - -
Le procès en diffamation qui oppose l'élu Les Républicains Christian Estrosi au rappeur niçois Infinit' a été jugé jeudi 8 septembre au tribunal correctionnel de Nice. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avait attaqué en justice le rappeur en 2015 pour son morceau "Christian E", qui, selon l'élu au quotidien Nice-Matin, "porte atteinte à sa dignité".
Si le refrain du morceau mentionne l'élu et l'associe au monde de la drogue, de la prostitution et de la mafia de manière assez crue, l'avocate d'Infinit' estime qu'elle ne visait pas l'élu personnellement. Selon le quotidien, elle réclame la relaxe de son client au nom de la liberté d'expression et de la liberté artistique. Infinit' peine à "comprendre l'importance qu'a pris cette affaire", car pour lui "c'était un délire".
6.000 de frais de justice réclamés
"J’ai aucun diplôme comme Christian Estrosi, Christian Estrosi/Mais je vais devenir maire comme Christian Estrosi, Christian Estrosi". Et de poursuivre: "Sapes de proxénète, pétasse, donne-moi l’enveloppe (…) Mafia russe, mafia corse, mafia hongroise/J’ai du taff à proposer dans la rue à tous les malfrats qu’on croise".
Le parquet a, quant à lui, requis 1.500 euros d’amende, tandis que l’avocat de l'élu et de la ville de Nice réclament, outre l’euro symbolique, 6.000 euros de frais de justice. Le jugement a finalement été mis en délibéré au 6 octobre.












