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Doubs: procès d'un meurtre passionnel entre voisins

BFM G.D. avec AFP
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- - illustration Archives AFP

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Le procès pour homicide d'un homme de 38 ans s'est ouvert devant la cour d'assises du Doubs lundi. En août 2014, l'accusé avait tué d'une trentaine de coup de couteau l'amant de sa femme.

La cour d'assises du Doubs juge lundi et mardi Francis Ledocq, 38 ans, poursuivi pour le meurtre de l'amant de sa femme, tué d'une trentaine de coups de couteau en août 2014 pour mettre un terme à une relation devenue impossible.

Chemise et pull blancs, le teint pâle et le visage fermé, Francis Ledocq a comparu lundi devant ses juges. Il a reconnu avoir tué l'amant de sa femme, à Villers-le-Lac (Doubs), près de la frontière avec la Suisse, où ils étaient tous domiciliés. "Mais je n'ai pas prémédité ce qui allait se passer", a-t-il affirmé devant la cour, qui rendra son verdict mardi.

Sécateur, scotch, corde, couteau et alcool à 90 degrés

Pendant l'été 2014, Francis Ledocq, employé des chemins de fer suisses à Neuchâtel, découvre que son épouse a un amant, Stéphane Puig-Vernier, 35 ans, un voisin, employé dans le même centre commercial que sa compagne en Suisse. Devant ses dénégations, il place un enregistreur sous le lit conjugal dans sa maison, et il intercepte ainsi une conversation érotique entre les deux amants passée par Facetime.

Francis Ledocq donne alors le choix à sa compagne: soit elle accepte le divorce, soit il tue son amant.

"Mais quand j'ai choisi de partir avec Stéphane, il a dit que si c'était comme ça, il changeait la donne et il a dit: 'Soit tu le plantes, soit je te tue toi et je le tue après' ", a déclaré la jeune femme, âgée de 29 ans, lundi devant les juges.

À plusieurs reprises, l'accusé menace de passer à l'acte, exhibant devant sa compagne un sécateur, du gros scotch, une corde, un couteau et de l'alcool à 90 degrés. "Il s'est senti complètement prisonnier d'une relation où il n'avait pas la force de partir et où sa femme ne voulait pas le quitter", expliquent ses avocats, Mes Jérôme Pichoff et Fabien Stuckle.

"Jaloux maladif"

Quatre jours plus tard, le 4 août 2014, Francis Ledocq s'est rendu au domicile de Stéphane Puig-Vernier. Après un bref échange, il s'est emparé d'un couteau et lui a porté une trentaine de coups, notamment au cou. La victime a succombé à une hémorragie massive.

L'accusé a ensuite franchi la frontière pour se rendre à Neuchâtel, où il a passé la nuit avant de se livrer le lendemain aux autorités helvètes. Me Vincent Braillard, avocat de la famille de la victime, a décrit l'accusé comme un homme "autoritaire", un "jaloux maladif", qui "a imposé pendant toutes ces années à son épouse son choix de vie".

L'avocat général, Arnaud Grécourt, a également relevé le sentiment de la femme de l'accusé de "vivre sous l'emprise" de son mari qui, selon elle, la "dominait", la "manipulait" et la "rabaissait".