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"Donnons un avenir aux enfants blancs": poursuivi pour incitation à la haine raciale pour son affiche, un candidat d'extrême droite aux législatives relaxé

BFM V.G. avec AFP
Le logo du Parti de la France à Paris, le 13 octobre 2016. (Phot d'illustration)

Le logo du Parti de la France à Paris, le 13 octobre 2016. (Phot d'illustration) - LIONEL BONAVENTURE / AFP

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Pierre-Nicolas Nups, candidat du Parti de la France aux dernières élections législatives, et deux militants étaient jugés pour incitation à la haine raciale après le collage d'affiches sur lesquelles figurait un jeune garçon blond aux yeux bleus et le slogan "Donnons un avenir aux enfants blancs".

Poursuivi pour incitation à la haine raciale pour une affiche appelant à donner "un avenir aux enfants blancs", un candidat d'extrême droite aux législatives 2024 a été relaxé, a appris l'AFP ce samedi 1er novembre auprès de l'avocat de la Licra Nancy.

Ce candidat, Pierre-Nicolas Nups, et deux militants du Parti de la France, ont été relaxés vendredi par le tribunal correctionnel de Nancy.

Le tribunal a retenu les exceptions de nullité soulevées par les prévenus et touchant à la procédure, a expliqué à l'AFP Me Stéphane Massé, avocat de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) Nancy.

"On est très surpris parce que les exceptions de nullité qui avaient été soulevées ne tenaient pas la route, d'ailleurs le parquet s'était associé à notre position", a déclaré l'avocat.

"J'espère que le parquet fera rapidement appel de cette décision", a aussi réagi auprès de l'AFP Franck Porterat, président de la Licra Nancy. "Il est essentiel que la cour d'appel puisse réexaminer les faits et redire avec force qu'il n'y a pas, en France, de place pour les discours qui hiérarchisent les être humains."

Le parti d'un seul candidat aux législatives

Le parquet avait requis 100 jours-amende à 10 euros, l'affichage de la décision de justice et trois ans d'inéligibilité contre Pierre-Nicolas Nups. Des peines de prison avec sursis et des amendes avaient été requises pour les deux autres prévenus.

Les trois hommes étaient jugés pour incitation à la haine raciale après le collage, pendant la campagne des législatives, d'affiches sur lesquelles on voyait un jeune garçon blond aux yeux bleus, avec le slogan "Donnons un avenir aux enfants blancs".

L'affiche portait la signature du Parti de la France, un groupuscule qui n'a présenté qu'un seul candidat aux élections législatives de juin 2024, dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle.

Elle avait été diffusée en particulier à Neuves-Maisons, commune de 7.000 habitants de cette circonscription. Le maire de Neuves-Maisons, Pascal Schneider, avait porté plainte ainsi que la Licra et SOS Racisme.

Pierre-Nicolas Nups avait déclaré au journal L'Est républicain avoir "validé" cette affiche qui véhiculait selon lui "un message d'espoir pour notre jeunesse et rien d'autre". Le candidat avait été éliminé dès le premier tour des élections législatives, avec 10,06% des voix.