"Des actes graves": des "explosifs" lancés dans un lycée de Haute-Savoie, le rectorat porte plainte
Un officier de police (photo d'illustration). - JULIEN DE ROSA / AFP
Un défi "circulant sur les réseaux sociaux" en cause. Ce mercredi 28 mai, le rectorat de l'académie de Grenoble indique dans un communiqué de presse cité France 3 avoir déposé plainte après des faits particulièrement sérieux.
Dans la nuit du 26 au mardi 27 mai, des élèves majeurs, en classe de terminale, interne au lycée René Dayve à Passy (Haute-Savoie), ont fabriqué et lancé des "dispositifs explosifs" dans la cour de l'établissement scolaire.
"Aucune personne n’a été blessée et aucun dégât matériel n’a été causé", explique le rectorat de l'académie de Grenoble, qui "condamne avec la plus grande fermeté ces comportements dangereux, irresponsables et inacceptables".
D'une part, l'établissement a déclenché des mesures disciplinaires à l'encontre des élèves concernés. Ils seront prochainement convoqués à un conseil de discipline. De l'autre, le rectorat annonce avoir adressé un signalement au procureur de la République, tandis que "le chef d'établissement a déposé plainte".
"Cela fait un petit moment qu'on observe ce jeu débile"
Qu'est-ce qui a pu inspirer un acte pareil au sein même d'un établissement scolaire? L'académie déplore des pratiques "parfois inspirées de 'défis' circulant sur les réseaux sociaux (qui) constituent des actes graves, susceptibles d'avoir des conséquences dramatiques".
Si l'académie ne précise pas la nature de cet engin explosif, le procédé ressemble à un autre événement survenu, cette fois, dans le lycée Jean-Monnet à Annemasse. Des feux d'artifice avaient été tirés dans une salle de classe, en présence d'élèves et d'une enseignante. De la même manière que, vendredi 23 mai, trois élèves isérois ont été "très légèrement" blessés par des tirs de feu d'artifice.
"Cela fait un petit moment qu'on observe ce jeu débile, mais jusqu'à présent, ils ne le faisaient pas dans les classes", réagit auprès de BFMTV le porte-parole de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, Laurent Zameczkowski. Il estime que ce qui peut parfois prendre "une forme de challenge" peut aussi se matérialiser par des déclenchements de l'alarme incendie ou des feux de poubelle.












