Croix gammées en Seine-et-Marne: un homme interpellé

Plus de soixante tombes ont été taguées au cimetière de Fontainebleau fin décembre. - Twitter/@fredvalletoux
Un homme a été interpellé dans le cadre de l'enquête les croix gammées taguées en Seine-et-Marne. L'homme de 41 ans a été interpellé ce lundi à la sortie de son lieu de résidence au Mée-sur-Seine, a appris BFM Paris, confirmant une information d'Actu.fr.
Il est soupçonné d'avoir réalisé quatorze dégradations entre fin octobre et début janvier, sur des surfaces multiples et variées: des bâtiments publics à Melun, un radar de vitesse sur l'autoroute A5, une soixantaine de tombes du cimetière municipal de Fontainebleau, le mur de la mairie de Vaux-le-Pénil ou encore les églises des villages des Ecrennes et Echouboulains.
Toujours de couleur rose, les croix gammées étaient accompagnés d'inscriptions nébuleuses telles que "Biobananas", "Charles", "free party", suscitant l'émoi et l'incompréhension des habitants et pouvoirs publics.
Repéré par les images de vidéosurveillance
Le suspect a été arrêté en bas de son domicile au Mée-sur-Seine lundi vers 22H00, alors qu'il "sortait de chez lui avec des bombes de peinture de mêmes caractéristiques que celles utilisées" pour les tags, a indiqué une source policière.
Il a été repéré notamment grâce à des images de vidéosurveillance transmises par la gendarmerie, qui a apporté son concours à l'enquête pilotée par le commissariat de Melun. Inconnu des services de police, le quadragénaire était toujours en garde à vue ce mardi soir.
"C'est un individu manifestement fragile psychologiquement, qui indique avoir eu des différends il y a de nombreuses années avec des membres du collectif de musique techno Biobananas, qui organisait des rave party", a indiqué à l'Agence France-Presse (AFP) le parquet de Melun.
"L'auteur est manifestement animé d'un sentiment de persécution, il a voulu attirer l'attention (...) et ne ciblait pas de religion précise ou d'institutions particulières", a ajouté le parquet, précisant qu'il "devrait être déféré demain" en vue d'éventuelles poursuites.












