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Corruption : 7 policiers en garde à vue à Lyon

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Onze personnes, dont sept policiers ont été placées en garde à vue mardi matin à Lyon, dans le cadre d'une enquête pour des faits de corruption et trafic d'influence.

Onze personnes, dont sept policiers, travaillant en majorité en poste au commissariat de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, ont été placées en garde à vue, mardi matin, pour des faits de corruption et trafic d'influence.

L'enquête, qui a débuté en août 2011, vise des faits présumés de transmission d'informations par ces policiers à destination d'une famille de Vénissieux.

Deux membres de cette famille figurent parmi les personnes placées en garde à vue, selon la même source. Les deux autres personnes sont des délégués du procureur, anciens fonctionnaires de police. Ces délégués sont des personnes mandatées par le parquet notamment pour notifier des mesures pénales, comme une injonction pour réparer un préjudice.

Des infos contre du matériel informatique

Concrètement, les fonctionnaires de police auraient rendu des services à cette famille dont certains membres sont impliqués dans le trafic de drogue, en échange d'avantages.

"Il apparaît que ces fonctionnaires de police ont classé des contraventions, se sont renseignés sur des procédures et sur des enquêtes concernant cette famille ou des proches ou des amis de cette famille", a précisé la source judiciaire. Ils auraient aussi entravé des procédures touchant la famille.

En contrepartie, les policiers auraient bénéficié de repas au restaurant, de téléphones, de véhicules et de matériel informatique, dans le cadre de relations entretenues depuis plusieurs années.

Pas de lien avec l'affaire Neyret

Ce coup de filet intervient moins d'un an après l'interpellation du numéro deux de la PJ lyonnaise, Michel Neyret, qui a depuis été mis en examen dans une affaire de corruption. Cette affaire avait ébranlé la police lyonnaise.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a tenu à rappeler, sur BFMTV, sur le fait qu'il ne devait "jamais y avoir le moindre doute sur la police ou la gendarmerie".