Ce que l'on sait de la violente agression au couteau devant un collège de Marseille

L'agression s'est déroulée devant le collège S2vigné de Marseille - BFMTV
Les faits, d'une rare violence, se sont déroulés mardi en fin d'après-midi. A proximité du collège Sévigné de Marseille, au coeur du quartier Saint-Jérôme de la cité phocéenne, un homme a été agressé à l'arme blanche pour un motif qui reste à déterminer par l'enquête ouverte par le parquet de la ville dans la soirée. Pris en charge par les secours, son état est jugé grave et son pronostic vital a été engagé.
• Une agression violente
Le déroulement exact des faits doit encore être confirmé par les investigations. Mais selon les premières constatations des services de police, l'agresseur âgé de 23 ans s'en est pris à un père de famille d'une trentaine d'années qui venait chercher ses enfants scolarisés dans cet établissement scolaire, sans raison apparente et à l'aide d'un couteau suisse.
"Il s’est subitement jeté sur lui. Il a utilisé à maintes et maintes reprises une l’arme blanche sur le parent d’élève", relate sur BFMTV Eddy Sid, délégué Unité SGP Police Force ouvrière Marseille.
Plusieurs passants sont finalement parvenus à maîtriser l'agresseur dans l'attente de l'arrivée de la police. Celui-ci a difficilement été appréhendé et placé en garde à vue par les forces de l'ordre. "L’agresseur était très difficile à interpeller", précise encore Eddy Sid.
• Une victime choisie au hasard
Les premiers éléments de l’enquête laissent penser que la victime a été choisie au hasard. Ce père de famille est un médecin militaire travaillant à l'hôpital Lavéran, en civil au moment des faits.
Âgé d'une trentaine d'années, l'homme a été touché au niveau du thorax et était en arrêt cardio-respiratoire et inconscient lors de son transport à l'hôpital, selon les marins-pompiers, intervenus sur place. Son pronostic vital était engagé mardi soir, selon la police.
"Il s’agit malheureusement d’une agression ultra-sauvage. L’individu s’est directement dirigé vers la victime, s’est jeté sur elle pour lui asséner plusieurs coups de couteaux. Il a fallu l’intervention de riverains et des forces de l’ordre pour l’interpeller. Heureusement que la BST (Brigade spécialisée de terrain) était aux abords pour le maîtriser, non sans mal, car il était dans une crise de démence avéré", décrit encore Eddy Sid.
Le portrait de l'agresseur se dessine peu à peu. Âgé de 23 ans, il est décrit par ses parents comme sujet à des troubles psychologiques depuis plusieurs semaines. Il était en arrêt pour cette raison, et avait disparu depuis 48 heures.
Selon plusieurs sources policières, ses propos tenus au moment de l'agression et de l'arrestation étaient confus. L'assaillant, de nationalité française, aurait en effet déclaré devant les enquêteurs avoir agi "au nom de Dieu". Il aurait également évoqué "le diable".
"Les premiers témoins nous laissent penser que l’auteur des faits avait un dialogue, un champ lexical totalement mystique", complète Eddy Sid.
• L'hypothèse terroriste écartée
Quelques heures après l'agression, une perquisition a été menée par les enquêteurs au domicile du jeune homme. Rien n'y a été trouvé, et rien ne ressort non-plus du côté d'une potentielle radicalisation religieuse. L'agresseur est inconnu des services de renseignements mais est en revanche connu au TAJ, le traitement des antécédents judiciaires, pour des faits liés aux stupéfiants.
L'hypothèse terroriste écartée, le parquet antiterroriste n'a pas été saisi et l'enquête a été confiée à la Direction départementale de la sécurité publique.
• Gérald Darmanin réagit à l'agression
En début de soirée, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a réagi à l'agression via son compte Twitter. Après avoir confirmé l'interpellation de l'agresseur, celui-ci a salué les patients et forces de l'ordre pour leur intervention.
"Merci aux passants et aux services de police pour leur réaction rapide", a-t-il écrit.












