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Avez-vous déjà détourné le regard devant un sans-abri... ?

Pour l'Armée du salut, la reconnaissance des sans-abris doit commencer par le minimum: un simple regard.

Pour l'Armée du salut, la reconnaissance des sans-abris doit commencer par le minimum: un simple regard. - -

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L'Armée du Salut lance sa campagne L'exclusion tue. L'association aimerait que chaque Français « regarde » au moins les démunis qu'ils croisent. Et vous... le faites-vous ?

Pour l'Armée du salut, la reconnaissance d'un sans-abri commence par la chose la plus simple qui soit: le regard. C'est le thème de la campagne L'exclusion tue que l'association lance, en ce début d'hiver.

Pour le Colonel Alain Duchêne, président de l'Armée du salut, « de plus en plus, ces gens sont à la rue. On ne les voit plus, on les ignore complètement et ils sont transparents. C'est l'occasion pour nous de dire que ces gens là sont dans des situations particulières et que c'est intolérable ».

Interrogé par Le Parisien, il dit comprendre « qu'il puisse être, pour certains, difficile d'entrer directement en relation avec des êtres qui leur sont étranges. Un regard d'amour, de compassion, peut en dire aussi long qu'un contact verbal (...). Le regard, c'est le démarrage de quelque chose ».

Alain Duchêne reconnaît avoir déjà ignoré, lui-même, un exclu « il y a une dizaine d'années, dans une rame du métro. Je me trouvais en uniforme, avec le képi de l'Armée du salut, quand un gars qui faisait la manche est passé devant moi. J'ai baissé la tête. Puis je suis descendu à la station suivante, rouge de honte (...). Cela montre que même les professionnels que nous sommes ne sont pas à l'abri d'une très grande maladresse ».

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