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Attaque de requin à la Réunion: "une imprudence fatale"

Le drapeau rouge interdisant la baignade et la pratique du surf en cas de présence de requins

Le drapeau rouge interdisant la baignade et la pratique du surf en cas de présence de requins - -

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Un homme originaire du Doubs et qui pratiquait le surf de "manière isolé" a été mortellement attaqué par un requin à Saint-Gilles dans l'ouest de l'île. Les conditions étaient annoncées mauvaises.

Un touriste métropolitain en voyage de noces à la Réunion a été tué mercredi par un requin alors qu'il pratiquait le surf, ce qui fait de lui première victime du squale depuis le début de l'année sur cette île où l'animal a tué trois personnes en 2012 et 2011.

Né à Besançon et domicilié à Morteau (Doubs), l'homme, âgé de 36 ans, a été chargé à deux reprises par un requin alors qu'il se trouvait en mer à une cinquantaine de mètres de la plage des Brisants de Saint-Gilles (Ouest), très fréquentée en ce jour férié. Il pratiquait le surf "de manière isolée", selon la préfecture.

Peu avant l'accident, l'Association Prévention Requin Réunion (PRR) avait annoncé sur son site Internet l'annulation d'une surveillance du surf prévue dans l'après-midi, "en raison du manque de visibilité sous-marine sur les spots de Boucan Canot et Roches Noires", là où l'attaque a eu lieu.

"Les conditions de pratique du surf étaient défavorables", a confirmé la préfecture, citant une "eau chargée et de la houle".

Polémiques entre les surfeurs et les écologistes

La sénatrice UMP de la Réunion Jacqueline Farreyrol a évoqué pour sa part dans un communiqué l'"imprudence fatale" de la victime. "Depuis ce matin, l'ensemble des spots de surf de l'ouest avaient dressé le drapeau orange requin, la sécurisation des sessions de surf libre avait été annulée en raison du manque de visibilité sous-marine et les maîtres-nageurs interdisaient la pratique de tous les sports aquatiques", écrit l'élue, également présidente de l'organisme l'Ile de la Réunion Tourisme (IRT).

Cette attaque mortelle de requin est la première depuis le début de l'année sur l'île, où l'animal a tué trois personnes en 2012 et 2011. Les attaques ont lieu principalement à Saint-Gilles, la zone balnéaire.

La dernière attaque avérée mais non mortelle remonte à août 2012, lorsqu'un surfeur a eu une jambe et un bras arrachés à Saint-Leu (ouest). Le 23 avril, un arrêté municipal avait toutefois restreint les activités sur la plage de Saint-Pierre, au sud de l'île, après le signalement de la présence d'un requin par un surfeur qui affirmait avoir été chargé par l'animal.

L'année dernière, la série noire avait suscité une vive polémique entre les scientifiques et écologistes d'un côté, et les surfeurs de l'autre sur les moyens de sécuriser la baignade et les activités nautiques.