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Ariège: trois militants anti-ours entendus par les gendarmes

BFM M. F. avec AFP
Trois militants anti-ours sont en garde à vue depuis ce jeudi matin

Trois militants anti-ours sont en garde à vue depuis ce jeudi matin - AFP

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Les trois militants ont été placés en garde à vue après la diffusion d'une vidéo où une vingtaine de personnes cagoulées et armées de fusils annoncent la réouverture de la chasse à l'ours.

Trois responsables de l'association anti-ours ASPAP sont entendus sous le régime de la garde à vue depuis ce jeudi 8h30 dans trois gendarmeries différentes du département de l'Ariège sur la diffusion en septembre d'une vidéo anti-ours, a appris l'AFP auprès de l'association.

Une vidéo pour "rouvrir la chasse à l'ours"

Quatre tracteurs ont été installés devant l'entrée de la gendarmerie de Pamiers en soutien à Philippe Lacube, l'un des gardé à vue, porte-parole de l'association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP). Deux autres responsables, Christian et Rémi Denjean, ont été convoqués dans les gendarmeries de Lezat et de Saint-Girons, a indiqué l'ASPAP.

L'enquête porte sur une vidéo d'une minute et 47 secondes envoyée à des médias et intitulée "chasse à l'ours". Elle avait été diffusée le 14 septembre dernier et on y voyait de nuit, un groupe de 25 personnes aux visages masqués par des cagoules noires et fusil de chasse à la main. Les participants annonçaient entrer en "résistance active contre les agents de l'État" et "rouvrir la chasse à l'ours". Deux membres du groupe avaient tiré des coups de feu.

Cette vidéo était intervenue dans un climat tendu à la suite de la mort de près de 300 brebis depuis la mi-juillet, toutes victimes des ours.

Une façon de "couper des têtes"

Dans cette affaire, "une simagrée d'organisation terroriste", selon la préfecture, la peine maximale encourue est de 5 ans de prison, 75.000 euros d'amende et interdiction de détenir des armes.

L'interrogatoire devrait aussi porter sur des tensions autour des expertises de dégâts commis par l'ours sur un pâturage de haute-Ariège à la fin du mois d'août, a indiqué l'ASPAP.

"Je suis très serein, innocent de tout cela", a assuré Philippe Lacube, avant d'entrer dans la gendarmerie. C'est une façon de couper des têtes et de faire taire des voix avant un été qui, on le sait, sera catastrophique sur les estives d'Ariège".