Ado démembré à Pau en 2011: "de grosses avancées" dans l'enquête

L'un des cinq suspects placés mercredi en garde à vue a reconnu être sur les lieux où le garçon avait disparu (photo d'illustration). - -
Les enquêteurs se veulent confiants. Un homme de 27 ans, en garde à vue depuis mercredi dans l'enquête sur l'assassinat d'un adolescent à Pau en 2011, a reconnu une partie des faits jeudi soir, indique Sud-Ouest vendredi matin.
Alexandre Junca, 13 ans, avait disparu le 4 juin 2011. Sa dernière trace est attestée par une caméra de surveillance à 22h51, alors qu'il se rendait chez son père dans le centre de Pau. Le 26, un fémur du garçon avait été retrouvé dans la rivière qui traverse Pau, puis le reste de son corps, démembré, au mois d'octobre.
Confronté à la localisation par téléphone
Interpellé mercredi avec quatre autres personnes, le suspect a été confronté au cours de sa garde à vue "aux éléments tangibles de la téléphonie" qui permettent de localiser les personnes, selon une source proche du dossier.
Il a alors "reconnu être aux abords de la rue où a disparu Alexandre aux heures desquelles se sont déroulés les faits". "On note de grosses avancées, c'est évident", a commenté pour Sud-Ouest une source proche de l'affaire.
"Celui qui t'a fait ça gît sous terre"
Selon le quotidien régional, ce principal suspect est un marginal palois écroué depuis avril 2012 à la prison de Neuvic, en Dordogne, pour plusieurs faits de vols et des violences sur un autre SDF.
C'est une mystérieuse inscription qui avait permis aux enquêteurs de suivre la piste des milieux SDF. En juillet 2011, une marche à la mémoire d'Alexandre avait réuni à Pau plus de 4.000 personnes. Un cahier de doléances permettait aux participants de rendre un dernier hommage écrit au garçon. Parmi les messages, était griffonné: "Celui qui t'a fait ça gît sous terre". Le mot était signé d'un certain "Mike SDF".












