"Depuis la mort de ma mère, j'ai toujours entretenu des relations difficiles avec les médias", le prince Harry témoigne dans son procès contre le Daily Mail

Appelé à témoigner dans le procès qui l'oppose à l'éditeur du Daily Mail, ce mercredi 21 janvier à Londres, le prince Harry a rembobiné le fil de son histoire personnelle pour remonter aux origines de son aversion pour la presse.
Le prince accuse l'éditeur du tabloïd de collecte illégale d'informations sur sa vie privée. Parmi les sept plaignants dans cette affaire, se trouvent Elton John et son époux David Furnish, Sadie Frost et Elizabeth Hurley.
Dans une déposition écrite, retranscrite par la BBC, le prince déclare: "Après le décès de ma mère en 1997, alors que j'avais 12 ans, et compte tenu du traitement que lui avait réservé la presse, j'ai toujours entretenu des relations difficiles avec les médias".
"J'étais conditionné à l'accepter"
"Cependant, ajoute-t-il, en tant que membre de l'Institution, la politique était de 'ne jamais se plaindre, ne jamais s'expliquer'. Je n'avais pas d'autre choix; j'étais conditionné à l'accepter. Dans l'ensemble, j'acceptais l'intérêt que suscitait l'exercice de mes fonctions publiques."
"Cependant, fin 2016, lorsque ma relation avec Meghan, aujourd'hui mon épouse, a été rendue publique, j'ai commencé à être de plus en plus troublé par l'approche consistant à ne pas prendre de mesures contre la presse à la suite d'attaques vicieuses et persistantes, de harcèlement et d'articles intrusifs, parfois racistes, concernant Meghan."
Le journaliste de la BBC décrit également des "échanges tendus et acrimonieux" entre le prince et l'avocat d'Associated Newspapers Limited, l'éditeur du Daily Mail.
Lors de ce procès, où sont examinées les méthodes des tabloïds pour obtenir des informations sur la vie des plaignants, le prince Harry indique s'être étonné de lire dans leurs colonnes des informations "d'un niveau de détail extraordinaire".
"Paranoïaque"
Il cite l'exemple un article de 2005 sur sa relation avec Chelsy Davy, sa petite-amie de l'époque. De quoi le rendre "paranoïaque au-delà de toute mesure" et le pousser à croire que les journaux voulaient le "pousser à consommer de la drogue et de l'alcool pour vendre plus d'exemplaires".
Pour autant, le prince assure avoir attaqué ces tabloïds "au nom de "l'intérêt général" et des "milliers de personnes" victimes de leur "cupidité".
Le témoignage de Harry était initialement prévu jeudi, mais la défense ayant présenté ses arguments préliminaires plus rapidement que prévu, celui-ci a été avancé.












