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Le rappeur Ninho célèbre la sortie de "M.I.L.S IV" avec une expo immersive

BFM L.V. avec AFP
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Le rappeur Ninho décline la sortie de "M.I.L.S IV", quatrième volet d'une série d'opus qui a lancé sa carrière il y a une décennie, à travers une exposition visuelle et sonore à Paris.

Le rappeur Ninho décline la sortie vendredi 9 janvier de M.I.L.S IV, quatrième volet d'une série d'opus qui a lancé sa carrière il y a une décennie, à travers une exposition visuelle et sonore à Paris. Dans le décor brut du Grand Palais immersif, MILS XPERIENCE plonge de jeudi à dimanche dans l'univers d'un nom incontournable du rap français.

Plus libre qu'un format album, sa première mixtape M.I.L.S" - acronyme de "Maintenant ils le savent - a jeté en 2016 les bases de la carrière de l'artiste originaire de Longjumeau, en Essonne, à la jeunesse chaotique. D'autres disques suivent en 2018 puis 2020, avant M.I.L.S IV, qui compte 16 titres dont des duos avec Freeze Corleone et Tiakola.

Avec ses 2,5 millions d'albums vendus en France, Ninho ne veut pas seulement "représenter un quartier" mais "toute une génération", "une identité" et une "success story", confie le rappeur de 29 ans dans une vidéo projetée dans l'exposition.

L'autre "mission" de William Nzobazola - son nom civil - est d'"élever des enfants", considère le discret père de famille, qui a rempli deux soirs d'affilée le Stade de France en mai 2025.

"Mélanger les arts"

Des mélodies entraînantes, un flow déterminé et des textes cash sur la violence de la rue, le trafic de drogue et une quête de revanche définissent ses albums Destin (2019), Jefe (2021) et GOAT, en commun avec le rappeur Niska en 2024.

"Pouvoir faire de la musique en étant 'secure' financièrement, il n'y a pas mieux pour être libre", souligne aussi l'artiste propulsé par Warner, désormais à la tête de son label et d'une chaîne de restaurants rapides.

Au Grand Palais immersif, les visiteurs déambulent d'ailleurs dans MILS City, ville imaginaire à la gloire du "jefe" ("chef" en espagnol), l'un de ses surnoms. Une table de mixage, un jeu d'ombres dévoilant des paroles ou encore de faux écrans de téléphone révélant des archives invitent à l'interaction.

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"Ninho a été à l'écoute et enclin à mélanger les arts", explique l'auteur-réalisateur Gloire, concepteur de l'exposition aux côtés notamment du créateur Youssouf Fofana (Maison Château Rouge). Elle "fait écho à beaucoup de points qui nous touchent, d'indépendance, d'émancipation", poursuit-il.

En liant leurs récents projets musicaux à un documentaire (Jul par exemple), un film (Orelsan) ou l'art comme Ninho, les rappeurs démontrent qu'ils soignent leur direction artistique globale, stratégie pertinente pour se démarquer dans un genre musical plébiscité mais concurrentiel.