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Cannes 2025: la 64e Semaine de la critique dévoile une sélection avec une majorité de réalisatrices

BFM Jérôme Lachasse avec AFP , Journaliste BFMTV
Détail de l'affiche de la 64e Semaine de la Critique

Détail de l'affiche de la 64e Semaine de la Critique - La Semaine de la Critique

La Semaine de la critique, une des sections parallèles phares de Cannes, présente sa sélection: des films principalement signés par des femmes et abordant des thèmes allant de la condition féminine et queer à l'amitié.

Les onze films au programme de la 64e Semaine de la critique (14-22 mai), une des sections parallèles au Festival de Cannes, abordent des thèmes allant de la condition féminine et queer à l'amitié, selon la sélection annoncée ce lundi 14 avril.

Cette édition offre "des films de nature, de genre et de registre différents", assure Ava Cahen, déléguée générale de la Semaine de la critique, à l'AFP. "On essaye de montrer toute la diversité, toute la pluralité et d'avoir un panorama mondial qui nous semble pertinent".

Les femmes en force

Fondée en 1962, la Semaine de la critique programme des premiers ou des deuxièmes films. Son Grand Prix a récompensé en 2024 l'Argentin Federico Luis pour son premier film, Simon de la Montaña.

Parmi les sept longs métrages en compétition et les quatre en séance spéciale cette année, six ont été réalisés par des femmes, ce qui est à la fois une "volonté", une "victoire" et une "fierté" pour Ava Cahen. Quatre sont français.

"Planètes" de Momoko Seto, présenté à Cannes 2025 à la semaine de la Critique
"Planètes" de Momoko Seto, présenté à Cannes 2025 à la semaine de la Critique © Miyu Production

Y figurent un film d'animation (Planètes de la Japonaise Momoko Seto, qui "fait vibrer" à travers le voyage de pissenlits rescapés d'une explosion nucléaire, en clôture) et un documentaire autobiographique (Imago du Tchétchène Déni Oumar Pitsaev).

Films queer

Le film d'ouverture, L'Intérêt d'Adam, de la Belge Laura Wandel, plonge Léa Drucker et Anamaria Vartolomei dans l'unité pédiatrique d'un hôpital.

La maternité est aussi le thème Des preuves d'amour, premier long métrage de la Française Alice Douard, comédie dramatique sur le parcours d'un couple de femmes attendant son premier enfant, avec Ella Rumpf et Monia Chokri.

Autre film "queer", selon Ava Cahen, A useful ghost, du Thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke. On note aussi la présence de la comédie décalée Baise en Ville de Martin Jauvat, déjà remarqué à l'ACID au Festival de Cannes 2022. Le film réunit notamment Emmanuelle Bercot, William Lebghil et Michel Hazanavicius.

Kika, premier long métrage de fiction de la Belge Alexe Poukine, aborde la "précarité féminine". Ciudad sin sueño, de l'Espagnol Guillermo Galoe, livre une "magnifique histoire d'amitié" dans le plus grand bidonville d'Europe.

Sorogoyen président du jury

Après sa défection l'an dernier, le cinéaste Rodrigo Sorogoyen a de nouveau été désigné président du jury cette année.

A 43 ans, il est l'une des figures du renouveau du 7e art espagnol. Il s'est fait remarquer par son cinéma noir, de Que Dios nos perdone à El Reino, qui lui a valu le Goya (équivalent espagnol des César) du meilleur réalisateur en 2019.

Un plus large public français l'a découvert avec As Bestas, thriller tourné en Galice (nord-ouest de l'Espagne) qui met en scène Denis Ménochet et Marina Foïs.

Le comédien britannique oscarisé Daniel Kaluuya (Get Out, Judas and the Black Messiah) fait partie du jury.