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Violences gynécologiques: rassemblement devant l'hôpital Tenon ce samedi

BFM Louis Augry
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Une soixantaine de personnes se sont déplacées pour réclamer des sanctions à l'égard du chef du service gynécologie de l'hôpital Tenon, visé par une enquête pour "viol sur mineur".

"Stop au déni", "Stop à l'abus de pouvoir médical". Ils étaient une soixantaines à s'être déplacés ce samedi matin pour réclamer la fin de l'impunité concernant les violences gynécologiques. Une manifestation qui s'est tenue devant l'hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris à l'initiative du collectif "Stop aux violences obstétricales et gynécologiques".

Le chef du service gynécologie de cet établissement hospitalier renommé, Émile Daraï, est visé par une enquête pour "viol sur mineur" suite à une plainte et plusieurs signalements qu'il conteste. Les investigations ont été confiées à la brigade de protection des mineurs, mais ce samedi, plusieurs victimes étaient présentes pour témoigner.

"Les témoignages qui ont été lus sont absolument glaçants" affirme Claire Charlès, secrétaire générale de l'association Les Effrontées. "Nous on est là pour soutenir le combat de lanceuses d'alerte, et surtout pour que ces actes ne soient pas impunis, ni pour M. Émile Daraï, ni pour aucun médecin en France, parce qu'on sait que ce sont des pratiques qui sont extrêmement répandues. Maintenant va falloir mettre fin à cette omerta".

Spécialiste de l’endométriose, Émile Daraï est notamment accusé de pratiquer des examens vaginaux et rectaux de manière brutale et sans demander de consentement. Selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), une enquête interne a été ouverte mais le professionnel de santé est toujours en poste à l'heure actuelle.

Anne Hidalgo réagit

Sur son compte Twitter ce samedi, la maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé avoir saisi le président de la Commission médicale d'établissement de l'AP-HP ainsi que le doyen de la faculté de médecine afin d'être informée de l'enquête interne en cours.

L'élue demande également la mise en place d'un plan de prévention des violences obstétricales et gynécologiques à l'AP-HP. "Médecins, professeurs, élus : nous devons ensemble mettre un terme à ces pratiques" affirme-t-elle.