Véhicules incendiés, tags menaçants: des élus de Bobigny à nouveau pris pour cible

Des élus de Bobigny (Seine-Saint-Denis) une nouvelle fois visés. Dans la nuit de dimanche à lundi, des tags ont été apposés sur les murs des quartiers de l'Etoile et celui du Pont-de-Pierre de la ville.
Ces derniers visent directement Abdel Sadi, le maire PCF, José Moury, son premier adjoint et Mohamed Cissoko, l'un de ses collaborateurs. "C'est votre faute", "sale vendu", peut-on lire sur les murs, depuis repeints par une entreprise.
"Vous ne nous ferez pas taire"
En plus de ces tags, plusieurs véhicules et une salle de sport et de loisirs ont été incendiés dans la nuit.

"En déposant les enfants à l'école, j'ai été stupéfaite de découvrir les véhicules qui ont été incendiés et les tags qui ont été apposés sur ce mur, repeint assez rapidement. (...) Ce n'est pas un moyen d'expression", témoigne Yasmina Chalois, une habitante, au micro de BFM Paris Île-de-France.
"Je compte sur les forces de l'ordre pour identifier les auteurs de ces actes malveillants, prémédités et coordonnés, et faire cesser ces tentatives d'intimidation répétées", a réagi de son côté le maire Abdel Sadi, sur les réseaux sociaux.
"Ni moi, ni mon premier adjoint ne nous laisserons déstabiliser (...) Nous sommes déterminés à éradiquer ces pratiques: vous ne nous ferez pas taire!", a-t-il ajouté.
Une plainte déjà déposée
Ce n'est pas la première fois que la mairie fait face à cette situation. Dans la nuit du 11 au 12 mars derniers, un incendie avait ravagé une salle municipale flambant neuve qui devait abriter des associations et des activités à destination des habitants. Le maire avait évoqué une "tentative d'intimidation".
En mai 2022, le premier adjoint José Moury avait subi des menaces de mort alors qu'il se trouvait sur un marché dans le cadre de sa participation à la campagne électorale des législatives. Une plainte avait été déposée au commissariat.











