"On est laissé pour compte": les habitants d'Ermont en colère, 10 jours après la tornade qui a touché le Val-d'Oise

Les stigmates de la tornade, qui a mortellement touché le département du Val-d'Oise, lundi 20 octobre, sont toujours bien visibles dans les rues de la ville d'Ermont, ce mercredi 29 octobre. De nombreuses maisons ont leur toiture abîmée, voire totalement détruite.
Directement concerné par ce problème, Daniel ne peut plus dormir chez lui depuis plus d'une semaine. La tornade a soulevé une partie du toit de sa maison. Il menace désormais de s'effondrer. "L'avenir reste très incertain, dans la mesure où les délais de réfection de la maison peuvent être très longs. Comptons a minima trois mois. Ce qui fait beaucoup", se désole-t-il au micro de BFMTV.
Heureusement pour lui, l'assurance lui permet de se loger, mais il avoue subir "un contrecoup". Un peu plus loin dans la commune, Karim vit difficilement la situation, à cause de son assureur: "j'ai le carrelage qui est complètement explosé. Ils disent qu'il n'est pas nouveau. Ils rebondissent sur la vétusté. C'est une vraie catastrophe, et on est laissé pour compte, on n'est pas du tout aidé."
L'établissement pour les jeunes en situation de handicap fermé pendant deux ans?
L'avenir s'est aussi assombri au sein de l'institut médico-éducatif (IME) d'Ermont, depuis une semaine. Une grue est tombée sur l'établissement et n'a toujours pas pu être retirée. "Les experts sont encore présents pour voir comment enlever cette grue dans les meilleures conditions de sécurité, voir comment le bâtiment en dessous va réagir", explique Xavier Haquin, le maire d'Ermont.
Les travaux s'annoncent très longs et pourraient durer pendant deux ans. L'IME pourrait donc rester fermé encore deux ans. Les 60 enfants en situation de handicap pris en charge par l'établissement ne pourront plus y être accueillis et doivent trouver une solution d'urgence.
"Ça fait mal au cœur. 17 enfants étaient présents ce jour-là. Ici c'était leur maison, donc ils sont complètement démunis. L’établissement est complètement détruit. On est en train de le reconstruire", se désole Arlette Giraud, la présidente de l'Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) du Val-d'Oise.
L'associative craint que le fait qu'ils soient "dispatchés un peu partout" ait "un impact sur leur mental". "Les parents font leur maximum, les familles sont perdues", déplore Arlette Giraud.
Les jeunes atteints des handicaps les plus lourds ont été temporairement transférés dans d'autres établissements spécialisés. Une cagnotte en ligne a été ouverte par l'APAJH pour soutenir l'IME.











